Le patriarche Sabbah appelle à l’indépendance d’un Etat palestinien
Jérusalem: Une fête de Pâques marquée par le retour des pèlerins
Jérusalem, 28 mars 2005 (Apic) «La sécurité d’Israël est une priorité, mais aussi la sécurité et l’indépendance d’un Etat palestinien. Ce sont des priorités interdépendantes: l’une ne peut pas se réaliser sans l’autre». C’est ce que déclare, dans un message parvenu à l’agence catholique MISNA, le patriarche latin de Jérusalem, Michel Sabbah.
Les festivités pascales ont été marquées, en Israël et en Palestine, par le retour des pèlerins. Un important nombre de chrétiens a fait le déplacement en Terre sainte cette année, a relevé samedi le recteur de l’hospice autrichien de Jérusalem, Markus S. Bugnyar, à la radio autrichienne. Ce retour des pèlerins est un signe de la confiance croissante envers l’évolution politique de la région, a encore affirmé le prêtre. Le passage des «Checkpoints» se fait beaucoup plus facilement qu’autrefois. Egalement à Jérusalem est, il est devenu bien plus aisé de se promener dans les rues.
«Nous vivons ces jours-ci une période de relative tranquillité et de désir clair d’en arriver à la paix, du moins du côté palestinien», a pour sa part affirmé le patriarche Michel Sabbah dans son message de Pâques. Face à ce désir, ajoute le patriarche, «des problèmes insurmontables semblent émerger du côté israélien: l’ultérieure expansion des colonies au lieu de leur suspension ou de leur abandon, le maintien du siège sur les localités palestiniennes qui restent des villes-prisons, des prisonniers politiques qui semblent oubliés, sans parler de toutes les autres questions centrales qu’il faut affronter avant de pouvoir parvenir à un accord final».
Dans son message, le patriarche latin de Jérusalem souligne aussi que «de la part des Palestiniens, des rumeurs discordantes semblent menacer la décision de revendiquer leurs droits sans avoir recours à la violence». Malgré tout cela, écrit encore Mgr Sabbah, «ce désir de paix exprimé doit être appuyé et soutenu». Pour le patriarche, «il est inutile de chercher à obtenir la paix dans toute la région avant de résoudre le coeur du conflit entre Palestiniens et Israéliens». Chercher une entente de paix avec ses voisins «ne fera qu’exacerber le conflit en Terre Sainte». (apic/kp/misna/bb)




