Jeudi 14 avril 2005 à Berne: 280 participants

Berne: Journée de la vie religieuse

Berne, 14 avril 2005 (Apic) La Journée de la vie religieuse du 14 avril 2005 à Berne a réuni 280 participants dont 90 venus de Suisse romande. Le nonce apostolique Francesco Canalini a pris la parole pour souligner l’importance de l’événement. Alors que la Soeur dominicaine Aurelia Spendel abordait dans une conférence le vieillissement et le défi spirituel.

En introduction à la Journée de la vie religieuse qui s’est tenue le 14 avril 2005 à Berne réunissant 280 participants dont 90 venus de Suisse romande, le nonce apostolique Francesco Canalini a relevé l’apport des religieux et religieuses. La vie religieuse tend vers des valeurs envers lesquelles on a une forte demande et qui consiste à s’ancrer en Dieu. Cette vie religieuse est portée par la fidélité, l’espérance, la patience et la confiance. Le nonce a encore enjoint les participants à ne pas céder à la résignation et au découragement.

Soeur Aurelia Spendel a pris la parole, dans le cadre du thème de la Journée de la vie religieuse 2005, Vie consacrée, spiritualité, communauté: Pour vivre pleinement les étapes d’âge et de maturité spirituelle. Cette dominicaine engagée dans la voie religieuse à 47 ans, est prieure et dr en théologie pastorale, professeur de théologie et auteur de plusieurs ouvrages parus en allemand.

Elle a abordé la question du sens de l’existence, dans le cadre d’une vie concrète en communauté. «Une grande vigilance est nécessaire pour respecter les personnes, dans leurs différentes étapes liées à l’âge et à la maturité, et qui façonnent leur spiritualité», pense cette théologienne. Qui a par ailleurs abordé les différentes phases de la vie et les défis spirituel, en prenant pour cadre les recherches du psychologue et psychiatre Erik Homburger Erikson. Les différentes phases de la vie n’ont jamais été si nombreuses qu’aujourd’hui, constate Sr Spendel. Contrairement au passé où l’on distinguait les 3 âges de la vie, on se trouve aux prises avec 8 à 10 phases de développement au cours d’une vie. Très différentes quant à leurs fonctions psychologiques, note la conférencière. Dans les ordres monastiques, poursuit-elle, il n’est pas rare que la différence d’âge entre la jeune génération et les anciens atteigne 60 ans. Il est donc nécessaire de repenser la répartition des rôles dans les communautés, en conclut-elle.

Les phases de la vie sont aussi plus perméables. C’est ainsi, ajoute-t- elle, que certains membres ayant cessé leur activité professionnelle font l’expérimentation d’un deuxième noviciat pour pouvoir se consacrer à nouveau à la vocation. En conclusion, Aurelia Spendel a développé l’approche individuelle de chacun en se demandant: «Ma vie monastique a-t- elle un sens ou ne devrais-je pas vivre autrement?» rappelant aussi que l»l’homme est capable d’adaptation jusqu’à la mort, mais ne le veut pas toujours». VB

Encadré:

Un temps de formation et d’échange

Les Journées de la Vie religieuse sont conçues comme un temps de formation et d’échanges et font suite à une série de rencontres, initiées en 1998. C’est en effet à cette date que la Commission pastorale suisse (PK/CP) propose à son association faîtière (Kovoss/Coriss, Conférence des Unions des Religieux/Religieuses et des Instituts séculiers de Suisse) une Journée de réflexion. Traditionnellement organisées autour d’une conférence suivie d’échanges, les précédentes ont eu lieu:

En 1998, avec le religieux franciscain Richard Rohr, La vie des ordres dans la société postmoderne. En 1999, avec Anselm Grün, moine bénédictin, et spécialiste du développement personnel, Ami, où vas-tu donc, si pressé? Arrête-toi, le ciel est en toi. Oser et partager une expérience de Dieu. En 2001, avec Leo Karrer, professeur à l’Université de Fribourg, Etat des lieux de la vie des ordres aujourd’hui.

Par ailleurs, la Commission pastorale, qui est formée de 4 délégués de l’Union des supérieurs majeurs de Suisse et de 4 déléguées de l’Union des supérieures majeures et de différentes faîtières d’ordres féminins, comme les contemplatives, publie régulièrement des plaquettes sur des thèmes de réflexion destinés aux religieux et religieuses. Elle s’est entre autres penchée en 2005, dans le cadre de l’Année des vocations, sur Comment communiquer avec les médias et en 1999, sur le vieillissement dans les communautés.

Comme le dit Jean-Paul Federneder, membre de la Commission pastorale et religieux marianiste à Sion: «Je suis le plus jeune, à 63 ans, dans ma communauté. Le doyen a 95 ans. Lorsque je suis entré dans la vie religieuse, j’ai eu la chance, jeune novice, de pouvoir être en contact avec des frères âgés. La cohabitation entre les générations est une richesse, mais hélas, les ordres vieillissent. Bien qu’il ne faille pas se focaliser là-dessus, il n’est pas évident aujourd’hui d’être responsable d’une communauté de frères âgés».

La Journée s’est déroulée à Berne, au Centre paroissial du Bruder-Klaus- Kirche. VB

Les illustrations de cet article sont disponibles à l’agence CIRIC, Bd de Pérolles 36 – 1705 Fribourg. Tél. 026 426 48 38 Fax. 026 426 48 36 Courriel: ciric@cath.ch

(apic/vb)

14 avril 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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