L’envoi d’aides au Sri Lanka et en Indonésie

Rome: Aide humanitaire: les dernières dispositions prises par Jean Paul II

Rome, 17 avril 2005 (Apic) Jean Paul II avait pris des dispositions, à la veille de sa mort, pour aider, grâce au Conseil pontifical «Cor Unum», les populations d’Indonésie touchées par un nouveau tremblement de terre, ainsi qu’à la reconstruction d’une école au Sri-Lanka. C’est ce que révèle la Salle de presse du Vatican, dans un avis publié le 17 avril 2005, sur la «charité du pape» et le Conseil pontifical Cor Unum.

«Parmi les dernières dispositions de Jean Paul II», à la veille de sa mort, on compte «l’envoi d’aides pour la reconstruction d’une école au Sri- Lanka (100’000 dollars) et pour les populations de l’île de Nias, en Indonésie, touchées par un nouveau tremblement de terre (50’000 dollars)», précise la note de la Salle de presse du Saint-Siège.

Par ailleurs, «le 27 décembre 2004, au lendemain du dévastant raz-de- marée qui a touché certains pays du sud-est asiatique et jusqu’aux côtes de la Somalie», Jean Paul II avait souhaité manifester sa paternité et sa proximité spirituelle aux populations majoritairement touchées par cette grave calamité. Il avait ainsi dispensé l’envoi immédiat d’aides au Sri- Lanka (100’000 dollars), Indonésie (75’000 dollars), Inde (75’000 dollars), Thaïlande (50’000 dollars), et en Somalie (10’000 dollars), après avoir tenu compte «des premières informations sur la nature des dons provoqués par le Tsunami».

«Un mois après (29 janvier – 4 février 2005), Jean Paul II avait confié un message de solidarité et de proximité spirituelle aux populations touchées à l’archevêque Paul Cordes, président de Cor Unum». Ce dernier fut son envoyé spécial en Indonésie et au Sri-Lanka (les deux pays qui ont eu le plus de victimes) «afin de favoriser l’harmonisation des intervenants dans les diverses organisations catholiques d’aide et d’assistance, oeuvrant sur les lieux de secours d’urgence», précise encore ce document officiel.

Pas seulement les cas d’urgence

Cet avis de la Salle de presse du Vatican précise aussi que du 22 au 26 juillet 2004, «le pape avait envoyé comme messager, en son nom, l’archevêque Cordes au Darfour (Soudan), pour manifester à ces populations, majoritairement chrétiennes, tourmentées par une guerre interne, sa paternité et sa proximité spirituelle». A cette occasion, l’envoyé du pape avait remis à l’Eglise locale une contribution de 100’000 euros pour les secours en faveur de ceux qui en ont le plus besoin.

Au cours de l’année 2004, grâce aussi à la générosité spontanée des diocèses, instituts religieux, paroisses, écoles ou simples fidèles, Cor Unum a pu apporter son aide en diverses circonstances. Un total de 519’000 euros a été apporté pour l’aide aux ras de marée, ouragans, inondations, guerre, réfugiés et migrants et incendies.

«Mais l’attention du pape ne s’est pas limité aux cas d’urgence», dit la note. «A travers Cor Unum, la pape avait aussi voulu encourager les pays en voie de développement, soutenir les projets en faveur de l’enfance, des femmes, des personnes âgées, des personnes handicapées, offrant un total de 608’200 euros».

L’oreille du pape

Enfin, deux «instruments» avaient été confiés par Jean Paul II au conseil pontifical Cor Unum: la Fondation Jean Paul II pour le Sahel, instituée en 1984 pour soutenir les populations de cette région dans sa lutte contre la désertification notamment; la Fondation Populorum progressio, au service des populations indigènes, afro-américaines, et métissée de l’Amérique latine, créée en 1992.

Concernant la fondation Jean Paul II pour le Sahel, 169 projets ont été approuvés, pour un total de 1’771’157 euros. Le Burkina Faso et le Sénégal ont reçu une aide plus particulière.

Quant à la fondation Populorum progressio, 231 des 260 projets proposés ont été approuvés, pour un total de 1’881’000 euros. Les projets ont été orientés à la promotion intégrale des communautés indigènes des pays d’Amérique latine dans les secteurs de la production, de l’éducation ou de la santé.

«Concernant les fondations, il est important de mettre en relief combien Jean Paul II, en les instituant, voulait qu’elles soient un témoignage permanent de son amour pour les populations du Sahel et de l’Amérique latine», précise encore ce document officiel.

Cor Unum constitue d’une certaine manière l’oreille du pape pour écouter les demandes d’aide provenant des pays touchés par toutes sortes de calamité. (apic/imedia/ms/pr)

17 avril 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 3  min.
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