Tollé chez les notables catholiques

Espagne: Mariage homosexuel adopté en Espagne

Madrid, 25 avril 2005 (Apic) «Le mariage entre homosexuels est une véritable aberration», déclare à l’Agence Fides de Rome un influent théologien espagnol, José Antonio Sayés Bermejo, professeur à la faculté de théologie du Nord de l’Espagne. D’autres réactions des notables catholiques ne se sont pas fait attendre.

Le mariage entre homosexuels est le préambule «à la destruction de la famille et donc de l’humanité. Ce mariage qu’introduit dans la société le gouvernement espagnol est plus qu’un péché, une véritable aberration», a déclaré le Père José Antonio Sayés Bermejo

Pour ce théologien espagnol auteur et professeur à la Faculté de théologie du Nord de l’Espagne et de l’Université de Navarre, le «laïcisme» introduit en Espagne est bien différent de la laïcité. «La laïcité suppose que l’Eglise et le gouvernement aient leurs propres champs d’action, et que l’Eglise respecte l’autonomie du gouvernement. Mais le laïcisme est très différent. «Il admet un Dieu, mais qui ne fonde pas la morale». D’après ce principe, ajoute-t-il, «toutes les religions sont égales, toutes sont vérité, mais aucune n’est la religion vraie. Donc la religion doit rester enfermée dans le cadre de la conscience interne».

Il poursuit: «En Espagne, on introduit l’homosexualité en se fondant sur le principe que nous sommes tous égaux. On n’admet pas que le mariage existe dans le cadre de la loi naturelle».

Le Directeur de l’Université Internationale Alphonse VIII partage les même vues. «La nouvelle loi que vient d’approuver le Parlement est une nouvelle imprudence du gouvernement espagnol», a déclaré Carlos de la Casa, directeur de l’Université Internationale Alphonse VIII à Soria en Espagne.  » Le droit à l’adoption (Ndlr autorisé par la nouvelle loi entre partenaires du même sexe) est une véritable incohérence et va contre la nature». Il a ajouté: «Le gouvernement socialiste actuel détruit l’état naturel du pays et le concept anthropologique du mariage, qui est valable pour tous et non pas seulement pour les croyants».

Quant à Mgr Pérez Gonzalez, archevêque aux armées en Espagne et directeur national des Oeuvres pontificales missionnaires, il s’élève aussi avec véhémence contre le mariage homosexuel, qu’il qualifie de «mal». «Selon la doctrine de l’Eglise, c’est une contradiction, une falsification et une corruption morale», insiste-t-il, appelant les chrétiens à une «objection de conscience», et concluant qu’»un croyant et un chrétien catholique ne peut approuver cette corruption». (apic/fides/vb)

25 avril 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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