Intervention possible dans les locaux paroissiaux

Vaud: La police ne traquera pas les requérants dans les lieux de culte

Lausanne, 27 mai 2005 (Apic) La police vaudoise n’ira pas chercher les requérants d’asile déboutés dans les églises ni dans les temples. Le chef du Département de la sécurité et de l’environnement Charles-Louis Rochat l’a confirmé le 26 mai à l’ATS.

Les policiers pourront toutefois intervenir dans les locaux paroissiaux, qui abritent les  » Maisons des migration».

Cette distinction effectuée par le conseiller d’Etat Rochat laisse sceptique Patrick Felberbaum, membre du Conseil synodal de l’Eglise évangélique réformée vaudoise (EERV). «Différencier ces lieux d’église me semble un peu artificiel», explique-t-il dans le quotidien romand 24 Heures. «L’important, ce n’est pas l’église en tant que bâtiment, ce sont les gens qui se mobilisent pour accueillir d’autres gens. Pour moi, une salle de paroisse peut être un lieu de culte. On dirige bien des cultes sous tente.» Pour appuyer ses remarques, Patrick Felberbaum prend l’exemple de Sévelin, à Lausanne: «L’église et les locaux paroissiaux sont attenants. Entre la porte de la première et celle des seconds, il y a quelques dizaines de centimètres. L’une peut donc être forcée mais pas l’autre?» (apic/24h/bb)

27 mai 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
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