Belgique: Evêques et théologiens rassemblés à Torhout
Face à la modernité, «une autre Eglise est possible»
Bruxelles, 7 juin 2005 (Apic) Réunis à Torhout du 30 mai au 3 juin 2005, à l’initiative de l’Institut de Missiologie d’Aix-la-Chapelle et de l’Institut International LUMEN VITAE de Bruxelles, des évêques et des théologiens du monde entier se sont interrogés sur les changements auxquels doit faire face l’Église catholique. Ils y sont favorables.
De thèmes tels que l’ordination des femmes ainsi que des hommes mariés ou les communautés sans eucharistie ont été abordés tout comme d’autres sujets controversés. ’Une autre Église est possible’, telle est la conclusion des spécialistes présents qui veulent promouvoir des enquêtes et des publications. Un site Internet permettant la discussion est également en projet.
Ce séminaire international qui s’est tenu du 30 mai au 3 juin 2005 à Torhout, près de Bruges, à l’initiative de l’Institut de Missiologie d’Aix- la-Chapelle et de l’Institut International LUMEN VITAE de Bruxelles, a réuni un groupe d’évêques et de théologiens du monde entier.
Vingt-deux diocèses étaient représentés. Les quatorze théologiens et théologiennes et les onze évêques présents provenaient de Corée du Sud, d’Indonésie, des Philippines, d’Inde, d’Ouganda, de Tanzanie, d’Afrique du Sud, de République démocratique du Congo, de France, d’Allemagne, de Belgique, du Brésil, du Mexique et du Canada. Malgré la variété des contextes, les situations vécues sont proches les unes des autres, ont conclu les participants, tous «influencés par la socialisation mouvante et la centralisation de l’Église catholique», selon l’agence Cathobel.
Lors du séminaire, les évêques et les théologiens présents ont abordé le problème des nombreuses communautés sans eucharistie. Ils ont évoqué aussi la question de l’ordination à la prêtrise d’»hommes mariés ou de groupes d’hommes mariés» et celle de l’ordination des femmes.
«Ce dernières occupent en pratique des postes à responsabilités importants mais sans la reconnaissance que représente en contexte catholique l’ordination», fait remarquer le jésuite Paul Tihon. Les interrogations ont aussi porté sur les manières dont une Eglise encore très ’cléricale’ selon lui, pourrait progresser vers une Eglise où tous les membres, sur la base de leur baptême et de leur confirmation se sentiraient pratiquement coresponsables. «La communion des membres entre eux, dans une dynamique ouverte, aurait pour effet de les rendre solidaires des luttes pour un monde plus juste» a déclaré le jésuite. (apic/cathobel/vb)




