Seize ateliers pour se former à la liturgie
St-Maurice: Semaine romande de musique et de liturgie du 11 au 17 juillet
St-Maurice, 1er juillet 2005 (Apic) La Semaine romande de musique et de liturgie se déroulera du 11 au 17 juillet à St-Maurice en Valais. Les participants se répartiront dans seize ateliers, longs et courts, pour se former à la liturgie.
L’édition 2005 de cette semaine de formation liturgique sera marquée par la participation d’éminents animateurs, venus de France et de Suisse. Au total, dix ateliers courts, de deux jours et demi, et six ateliers d’une semaine sont proposés aux quelque 200 participants à l’édition 2005.
Ainsi, l’atelier «Répertoire musical pour l’année liturgique 2005/2006» sera dirigé par le musicologue Philippe Robert, collaborateur à diverses revues, auteur d’ouvrages liturgiques et compositeur de chants. Les participants pourront également cultiver leur voix en compagnie de la professeur Francine Waeber-Moulin, membre de plusieurs choeurs et ensembles vocaux. Le chant grégorien sera présenté par le professeur Jean-Pascal Ollivry, membre fondateur du Choeur grégorien de Paris et directeur du Centre d’études francophones Robert Schumann de l’Université de Tartu en Estonie. Soeur Marie Pierre Faure, trappistine, poétesse et secrétaire de la commission francophone cistercienne, proposera pour sa part à tous ceux qui ont du goût pour la méditation, la lecture et l’écriture des textes liturgiques un nouvel atelier où ils auront l’occasion d’apprendre à écouter la Parole pour ensuite la laisser résonner sous les diverses formes écrites de la prière universelle, du commentaire, de l’hymne, du poème ou de l’oraison. L’art vocal sera complété par un atelier d’icônes, animé par l’artiste peintre et enseignante Tatiana Chirikova Longet, diplômée de l’Académie des Beaux-Arts de Saint-Petersbourg.
Un peu d’histoire.
Créées en 1943 à Estavayer-le-Lac par Pierre Carraz sous le nom de «Semaines grégoriennes», organisées sur les terres de l’Abbaye de Saint- Maurice dès 1957, les Semaines romandes ont élargi leur chant d’action à la musique sacrée dans son ensemble en 1964, au moment de la promulgation de la Constitution sur la liturgie voulue par le Concile Vatican II.
En 1994, désormais placée sous la responsabilité d’un bureau de cinq personnes, elles prennent le nom de «Semaines romandes de musique et de liturgie».
Dès 1965, Michel Veuthey fait de ces rencontres un terrain d’expérimentation de la liturgie contemporaine. Les Semaines jouent alors un rôle fondamental dans la diffusion de la réforme liturgique en Suisse romande, en formant des chefs de choeur et des choristes susceptibles d’apporter dans leurs paroisses un témoignage conciliant évolution et exigence de qualité. Si le chant et la musique y jouent toujours le premier rôle, leur intégration à la célébration a amené tout naturellement l’ouverture à d’autres aspects de la liturgie, comme la proclamation de la parole, les aspects visuels ou l’histoire des symboles et de leur signification qui constituent désormais la colonne vertébrale des programmes de la Semaine romande. (apic/com/bb)




