Pas impliqué dans la vente des biens de l’Eglise

Jérusalem: Une enquête palestinienne blanchit le patriarche Irineos

Jérusalem, 5 juillet 2005 (Apic) Une commission d’enquête de l’Autorité palestinienne a libéré le patriarche Irineos de Terre Sainte des accusations selon lesquelles il aurait été impliqué dans la vente de biens de l’Eglise à des investisseurs juifs.

Les résultats de cette enquête pourraient signifier qu’Irineos sera en position de garder sa fonction de patriarche même après la décision de ses évêques de le destituer et celle des leaders des Eglises orthodoxes mondiales de ne plus le reconnaître après ce scandale.

«D’après les informations que nous avons obtenues, nous n’avons trouvé aucune preuve permettant d’incriminer le patriarche Irineos dans cette transaction», affirme le rapport de la commission, publié dans le journal Al Quds le 4 juillet. «Il n’a participé aux transactions à aucune étape et n’a reçu aucun argent», précise le rapport.

La décision rend la position d’Irineos encore moins claire car légalement les gouvernements de Jordanie, d’Israël et de l’Autorité palestinienne doivent confirmer sa destitution. A ce jour, seul le gouvernement de Jordanie a pris cette initiative.

Selon des observateurs, il peu probable qu’Israël entreprenne cette démarche et les résultats de l’enquête palestinienne indiquent que l’Autorité palestinienne pourra aussi continuer de le reconnaître comme le patriarche grec-orthodoxe de Terre Sainte.

Le patriarche prétend qu’il a été escroqué

Le patriarche Irineos a affirmé qu’il n’était pas impliqué dans la transaction et que sa signature avait été imitée par un ancien conseiller qui est en fuite et recherché par la police. Il a refusé de démissionner de ses fonctions même si ses évêques ont nommé un remplaçant temporaire. Depuis qu’il a été écarté, il est resté dans ses appartements officiels mais les évêques l’empêchent d’entrer au Patriarcat.

Selon des représentants palestiniens, Irineos a coopéré avec les enquêteurs qui ont précisé en privé que l’enquête portait principalement sur l’annulation des transactions immobilières. La cession à long terme des biens de l’Eglise près de la porte de Jaffa conduisant à la vieille ville de Jérusalem avait provoqué la colère des paroissiens, pour la plupart palestiniens, de l’Eglise grecque-orthodoxe.

Depuis longtemps, ceux-ci se plaignent que les hautes fonctions de l’Eglise soient occupées par des Grecs et non des Palestiniens et déplorent les ventes de terrains de l’Eglise et à des investisseurs israéliens et juifs.

Les Palestiniens voudraient que la vielle ville de Jérusalem devienne la capitale d’un futur Etat et craignent que les investisseurs israéliens et juifs n’achètent des propriétés pour maintenir le contrôle sur ces régions tenues par la Jordanie depuis 1948 jusqu’à l’occupation par Israël durant la guerre arabo-israélienne de 1967. (apic/eni/vb)

5 juillet 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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