Sous le coup de deux enquêtes, il nie le génocide arménien

Suisse: Le Turc Perinçek compare la loi suisse contre le racisme à celles de l’inquisition

Zurich/Istanbul, 1er août 2005 (Apic) Le politicien turc Do?u Perinçek persiste et signe. Sous le coup de deux enquêtes pour avoir nié le génocide arménien, il compare la loi suisse contre le racisme à celles de l’Inquisition.

Dans une interview accordée dimanche au «SonntagsBlick», Perinçek «exige» la suppression de cette loi. Comme la plupart de ses concitoyens, il estime qu’il n’y a «jamais eu de génocide». La loi suisse contre le racisme, dit-il, est ainsi comparable à une «loi médiévale de l’Inquisition». A ses yeux, elle doit être supprimée.

Do?u Perinçek est le leader du Parti des travailleurs turcs, minuscule formation d’extrême-gauche nationaliste, qui a obtenu 0,51% des voix aux dernières élections législatives (novembre 2002). Ce qui ne l’empêche pas de juger que la loi suisse contre le racisme «va à l’encontre des droits fondamentaux et de la liberté d’expression». Selon lui, elle fait perdre à la Suisse «l’amitié de la Turquie et le respect du monde».

Jeudi, Berne a rappelé dans un communiqué que le gouvernement suisse avait toujours déploré et condamné «les tragiques déportations et les massacres». Entre 1915 et 1918, l’armée turque a déporté, tué ou massacré 1,8 millions d’Arméniens. La Turquie n’a jamais reconnu le génocide arménien, alors que le monde entier lui demande de le reconnaître. (apic/ag/pr)

1 août 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
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