Suisse: Les évêques suisses prennent aussi des vacances

Apic série (II)

Mgr Grampa a rechargé ses accus en Allemagne et en Autriche

Fribourg, 5 août 2005 (Apic) Lors de ses vacances à Introd, dans le Val d’Aoste, le pape Benoît XVI n’a pas manqué de faire «l’éloge des vacances». Surtout face aux conditions de vie frénétiques du monde contemporain, et qui permettent au corps et à l’esprit de reprendre des forces.

Dans le premier volet de cette série, où l’Apic tente de lever un peu le voile en recueillant les confidences des évêques suisses sur leurs vacances, la parole a été donnée à Mgr Pierre Bürcher, évêque auxiliaire de Lausanne, Genève et Fribourg. Il confiait alors qu’il préférait la montagne. Et Mgr Pier Giacomo Grampa, évêque de Lugano?

Apic: Vous revenez de vacances, je crois. Où se sont-elles vécues, et durant combien de temps?

Mgr Grampa: Deux semaines, et à l’étranger. La première, je l’ai passée au Dreifaltigkeitsberg, un lieu de pèlerinage près de la commune de Spaichingen, au Bade-Wurtemberg, en Allemagne. La seconde à Puch, dans la région de Salzbourg, mais en Autriche cette fois.

Apic: Des vacances utilisées en partie pour le repos, j’imagine, avec quelques activités…

Mgr Grampa: Pour me reposer, effectivement, mais aussi pour prier, lire et méditer. Sans oublier de longues promenades dans les bois. Je n’ai surtout pas manqué de m’entretenir avec des amis à Salzbourg. J’en ai aussi profité pour écouter des concerts de bonne musique.

Apic: Et comment se déroule une journée type de vos vacances?

Mgr Grampa: Je m’éveille à sept heures, je récite alors le bréviaire avant la célébration de l’Eucharistie. Puis vient le moment du repas, qui s’ouvre ensuite sur quelques loisirs ou menus travaux: la lecture, la rédaction de quelques catéchèses, homélies, ou encore la préparation de pèlerinages programmés. Place ensuite à une promenade dans les bois, la récitation du Rosaire, la liturgie des Heures. Le repos à nouveau…

Apic: Que signifie pour vous le mot vacances?

Mgr Grampa: Avant tout reprendre des forces, profiter de la joie du temps reconquis grâce au repos. Ce sont aussi des moments qui permettent la réflexion, par exemple sur la notion de la gratuité du temps qui mène à la préparation de la liberté totale du temps ultime, à la vision du face à face avec le mystère béatifiant de Dieu.

Apic: Le repos… mais cela ne vous a sans doute pas empêché d’amener du travail avec vous?

Mgr Grampa: Naturellement, ne serait-ce que pour revoir la rédaction définitive de La lettre pastorale, sans oublier la préparation de certaines catéchèses et homélies. J’avoue cependant que d’être libéré d’un certain nombre de tâches quotidiennes représente pour moi un grand soulagement. Une manière de recharger mes batteries.

Apic: Et de quelles tâches parlez-vous, en particulier

Mgr Grampa: Répondre au téléphone et au nombreux courrier, par exemple, participer aux commissions et aux visites pastorales, sans oublier les audiences, suspendues durant cette période.

Apic: Un souvenir de vos vacances d’enfant, ou encore plus récentes?

Mgr Grampa: Rien de particulier, sinon, le souvenir de vacances exceptionnelles à l’occasion de voyages dans les pays du tiers monde, en Amérique du Sud et en Afrique, en particulier en Ethiopie, où je me suis rendu à trois reprises. (apic/pr)

5 août 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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