La lutte contre ce fléau s’organise, au moins sur le papier
Togo: Trafic d’enfants: les députés durcissent la loi
Lomé, 5 août 2005 (Apic) Les députés togolais ont adopté mardi à l’unanimité un projet de loi réprimant les auteurs et complices de trafics d’enfants au Togo. Cette nouvelle loi prévoit pour les auteurs et complices de trafics d’enfants des peines entre 6 mois et10 ans de prison, et d’une amende de 500’000 à 10 millions de francs cfa (de 1’100 à 23’700 Frs).
Le trafic d’enfants a pris ces dernières années des dimensions inquiétantes dans plusieurs régions du Togo. Des parents démunis confient, pour 9’800 à 19’600 francs cfa (23,26 à 46,5 frs) leurs enfants à des «passeurs» qui prétendent prendre en charge leur éducation.
Vendus et revendus
Ces adolescents sont ensuite «vendus» pour des sommes dix fois supérieures, à des riches et grands exploitants agricoles qui les utilisent notamment comme main-d’oeuvre à bon marché, notamment dans les plantations de cacao et de canne à sucre au Cameroun, au Gabon, en Côte d’Ivoire et au Nigeria.
Selon les statistiques du ministère des Affaires sociales du Togo, environ 3’000 enfants victimes de ces trafics sont interceptés chaque année aux frontières du pays, en partance pour d’autres pays.
La lutte contre le trafic des enfants s’intensifie depuis peu en Afrique de l’Ouest. La semaine dernière à Abidjan, plusieurs pays de l’Afrique de l’ouest ont signé un traité de lutte contre ce fléau. Il prévoit entre autres, le rapatriement, la protection, la répression dans chaque pays qui s’adonnerait à la traite des enfants.
Le Bénin, le Burkina-Faso, la Gambie, le Ghana, la Guinée, le Mali, le Niger, le Togo et la Côte-d’Ivoire sont les signataires du traité. (apic/ibc/pr)




