Une agence surtout présente dans les milieux catholiques

Congo RDC: L’agence de presse DIA fêtera en 2007 ses 50 ans

Kinshasa/Brazzaville, 7 août 2005(Apic) le bulletin Dia qui va fêter en 2007 ses cinquante ans d’existence est très peu connu du grand public congolais. Mais très apprécié dans les milieux catholiques. A cette occasion, l’agence catholique brosse un portrait des médias au Congo.

Peu connu en dehors des milieux catholiques, le bulletin d’informations de l’agence DIA, s’efforce de livrer des informations fiables et objectives. C’est du moins le constat d’un spécialistes des médias, interviewé à Brazzaville, Franck-Matthieu Kiziboukou, actif dans Brazza hebdo. Le bulletin Dia peut être consulté dans les communautés religieuses, à l’aumônerie universitaire et au Centre interdiocésain de Brazzaville.

Franck-Matthieu Kiziboukou déplore que les milieux politiques à Brazzaville ne connaissent presque pas l’existence du bulletin Dia édité à Kinshasa. Il serait souhaitable à ses yeux que l’agence Dia puisse rayonner pour augmenter le lectorat en Afrique et notamment dans les pays de la sous- région de l’Afrique centrale. Ceci en assurant la couverture et la diffusion médiatique de l’actualité courante sur le territoire congolais, dans tous les domaines

Les évêques de ce pays ont un intérêt particulier pour le bulletin Dia, affirme encore Le correspondant de Dia à Brazzaville viendrait combler un manque La Semaine Africaine seule ne suffit pas pour relayer les nombreuses activités de l’Eglise (catholique) du Congo-Brazzaville

Une trentaine de titres au Congo Brazzaville

Au Congo-Brazzaville on compte approximativement une trentaine de titres de presse écrite. La plupart d’entre eux paraissent pourtant de manière irrégulière parce que leurs finances ne le leur permettent pas une parution plus fiable.

Cette presse écrite, analyse Dia, tirant en grande partie en moyenne à 2’000 exemplaires, est soit proche du pouvoir soit alignée sur l’opposition. Le choc, Les dépêches de Brazzaville, Les Echos sont les quelques journaux réputés proches du pouvoir. La rue meurt et L’observateur soutiennent les thèses de l’opposition. Cette bipolarisation n’arrange pas le public congolais qui souhaiterait qu’à côté du journal catholique La Semaine Africaine, d’autres organes de presse servent une information traitée de manière impartiale et objective, affirme l’agence de presse.

La Semaine Africaine existe depuis plus de 50 ans. Nombre de journaux de la presse écrite ont vu le jour dans les années 90 en pleine démocratisation, notamment à Brazzaville. Cette première ville du Congo «accapare» le lot des titres, à côté de Pointe Noire, capitale économique comptant à peine deux titres importants en presse écrite.

500 journalistes dans le pays

Les journalistes de tous les secteurs de la presse sont approximativement 500 dans le pays. Chaque année, du département des sciences et techniques de communication de la Faculté des lettres et sciences de l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville voient plus de 50 candidats à la profession journalistique entrer dans le marché médiatique. La pratique dite coupage ou dessous de table, ou encore pots de vin, connue des milieux de la presse à Kinshasa, est appelée à Brazzaville «camora». La «camora» est due à la dégradation des conditions de la fonction de journaliste dans le pays affirme l’agence Dia.

Brazzaville compte deux radios publiques, à savoir Radio Congo (world space) et Radio Brazzaville (en fm). Les stations privées sont Radio liberté, sponsorisée par les autorités, Radio Canal Fm, subventionnée par le ministère de l’Agriculture, et Digital Radio number one du général Dabira. Ce dernier est inspecteur des forces armées congolaises. La télévision congolaise d’Etat fonctionne à côté de deux autres La Dr tv et Dr force one, ces dernières appartenant toutes au général Dabira. Ces deux stations de télévision émettent à Brazzaville et à Pointe Noire.

La capitale économique du Congo-Brazzaville est le siège de Radio Pointe- Noire, une station départementale, et de Télé Pointe Noire, une station également étatique. Des Ong comme L’Observatoire congolais de médias luttent pour les intérêts des professionnels des médias et de la communication. Cet observatoire est dirigé par Bernard Mackiza. Le Conseil supérieur de la communication, une institution d’Etat, régule le fonctionnement des médias au Congo. (apic/dia/vb)

7 août 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 3  min.
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