Rome: «L’Osservatore Romano» réfute les projets de légalisation du Pacs en Italie

Romano Prodi pris à parti

Rome, 13 septembre 2005 (Apic) «L’Osservatore Romano» a dénoncé la «recherche de votes à travers une déchirure inacceptable de la famille» dans son édition du 13 septembre 2005. Le quotidien du Vatican répond ainsi au chef de l’opposition italienne Romano Prodi qui se déclare favorable à la légalisation d’un Pacs italien, mais sans aller jusqu’à la reconnaissance du mariage entre homosexuels.

Dans un courrier adressé à la principale association de défense des homosexuels italiens, «Arcigay», celui qui se profile comme successeur de Berlusconi a promis que la question du Pacs (pacte civil de solidarité, qui en France permet de l’égaliser l’union de deux personnes du même sexe) «trouvera certainement une solution dans le programme final de l’Union». Cette coalition politique affrontera le président du Conseil italien Silvio Berlusconi aux élections législatives du printemps prochain.

«La déclaration met dans la compétition politique la famille, une réalité naturelle vers laquelle tendent naturellement l’homme et la femme. Cette réalité est fondée, comme le rappelle la Constitution italienne elle- même, sur le mariage. C’est donc une tentative de relativiser et de colorer d’idéologie la réalité de la famille. Une déchirure inacceptable», peut-on ainsi lire dans L’Osservatore Romano.

Romano Prodi, catholique pratiquant et ex-président de la commission européenne, a répliqué que le Pacs «sert à mettre en règle des situations qui autrement feraient souffrir des centaines de milliers de personnes». «Il ne s’agit pas d’une nouvelle conception de la famille, cela n’a rien à voir avec le mariage ou les adoptions», a-t-il expliqué, réfutant toutes les accusations de ses adversaires de chercher à favoriser les mariages homosexuels sur le modèle du gouvernement socialiste espagnol. Ses propos soulèvent de vives polémiques dans la classe politique italienne. Ce sont 61 parlementaires de centre-gauche qui ont présenté ce projet de Pacs au parlement italien.

A la veille de la signature du Traité constitutionnel européen à Rome, le 29 octobre dernier, Jean Paul II avait reçu en audience Romano Prodi, alors président sortant de la commission européenne. Au cours de la rencontre chaleureuse entre les deux hommes dans la bibliothèque apostolique, le politicien Bolognais avait exprimé son désir de s’engager de nouveau à son retour de Bruxelles dans la politique italienne. (apic/imedia/hy/pr)

13 septembre 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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