Il n’est pas possible d’aimer Dieu sans aimer son prochain

Suisse: Réflexion de Mgr Pierre Bürcher sur les Journées Mondiales de la Jeunesse 2005

Lausanne, 14 septembre 2005 (Apic) Les Journées Mondiales de la Jeunesse 2005 de Cologne ont été une fête de la foi catholique, souligne Mgr Pierre Bürcher quatre semaines après son retour de Cologne. Interviewé par kath.net (www.kath.net).

L’évêque auxiliaire à Lausanne – qui avait déjà participé à celles de Paris, Rome et Toronto – estime que les JMJ ont à chaque fois «gagné en intériorité et en engagement missionnaire».

«J’en veux pour preuve le thème choisi pour cette année: ’Nous sommes venus l’adorer’. Et le but était effectivement de faire découvrir aux jeunes ce que cela veut dire vivre dans ce monde en adorateurs du Dieu vivant», explique-t-il. Mgr Bürcher, qui a rejoint à plusieurs reprises les jeunes Suisses romands, considère qu’ils ont vécu ces JMJ dans la joie, la ferveur, la foi et l’engagement. «J’étais impressionné de voir que rien ne pouvait briser la joie de vivre ces JMJ, même pas les longues attentes pour les déplacements, les aventures quotidiennes pour obtenir les repas, les nuits souvent trop courtes…»

Mgr Bürcher relève que les JMJ 2005, durant lesquelles il a été invité à donner deux catéchèses à l’instar d’environ 300 autres évêques, ont à nouveau élargi le regard et le coeur des jeunes Suisses. «Elles leur ont permis de mieux connaître et aimer le pape ainsi que les jeunes venant de tous les horizons de Eglise universelle», déclare-t-il. «Le courant est vraiment passé. J’ai senti là que les jeunes ont pu faire l’expérience de l’Eglise vivante et jeune d’aujourd’hui (.) L’accueil du Saint-Père de la part des jeunes a été chaleureux. Les jeunes ont compris que le pape les aimait et ils le lui ont bien rendu. Son message a été non seulement applaudi à maintes reprises mais aussi transmis au loin pour le vivre au quotidien, malgré les difficultés».

Un défi pour l’Eglise en Suisse

Mgr Bürcher relève que pour lui, les JMJ à Cologne représentent un immense signe d’espérance pour notre temps et sont certainement un défi pour l’Eglise en Suisse. «Il faut espérer que les jeunes puissent s’engager dans notre pays à communiquer à leurs camarades les expériences qu’ils ont vécues au cours de ces journées, soit au niveau spirituel mais aussi dans l’engagement social auquel les jeunes ont aussi été sensibilisés au cours de ces journées. Car il n’est pas possible d’aimer Dieu sans aimer son prochain. L’Eucharistie nous envoie en mission». (apic/kath/com/be)

14 septembre 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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