Tuer un embryon est un geste immoral
Canada: L’Eglise réclame la fin de la recherche sur les cellules souches embryonnaires
Ottawa, 18 septembre 2005 (Apic) «Ce n’est pas l’utilité future d’un embryon, pour sa mère ou pour la société, qui détermine la moralité de l’acte qui consiste à le tuer. C’est plutôt la valeur et la dignité inhérentes à chaque vie humaine qui font du geste de tuer un embryon -qu’il soit congelé ou frais- un geste immoral». Tel est le message lancé par l’Organisme catholique pour la vie et la famille (OCVF), soutenu par la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) et par le Conseil suprême des Chevaliers de Colomb.
Dans un appel diffusé le 16 septembre, l’OCVF demande l’arrêt de la recherche sur les cellules souches embryonnaires. La Loi sur la procréation assistée, entrée en vigueur au Canada l’année dernière, autorise l’utilisation pour la recherche d’embryons en excédant produits dans le cadre de traitements de l’infertilité et qui ont été congelés.
«Il n’est toutefois pas plus éthique de récolter les cellules souches d’un embryon congelé que celles d’un embryon «frais». Et il n’est pas plus éthique de récolter les cellules souches d’un embryon qui est voué à la destruction que celles d’un embryon qui pourrait être utilisé pour la reproduction», argumente l’OCVF. Son appel fait suite à l’intervention du docteur Jeff Nisker, de l’Université Western Ontario, qui s’élève contre la pratique de certains médecins en quête d’embryons «frais» pour leurs recherches. Le spécialiste canadien de l’éthique médicale réclame la fin de telles pratiques, contraires, dit-il, au Serment d’Hippocrate.
«Tous les embryons humains sont des êtres humains vivants», soutient l’OCVF, reprenant notamment les positions de l’Eglise catholique dans les documents «Donum vitae», «Evangelium vitae». L’organisation catholique de défense de la vie, relevant que «l’extraction de cellules souches provoque toujours la mort de l’embryon humain», demande par conséquence «au Gouvernement du Canada, et à tous les Canadiens, de mettre un terme à la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines». Elle demande de miser sur «la recherche sur les cellules souches adultes», lesquelles «ont déjà servi à soigner des dizaines de milliers de patients aux prises avec des maladies variées; par exemple, des désordres sanguins, la leucémie, les lymphomes, le diabète, les problèmes cardiaques, la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson, etc». (apic/com/bb)




