Préoccupations et fermeture temporaire des lieux
Japon: Amiante présente dans la construction de nombreuses églises et écoles
Tokyo, 23 septembre 2005 (Apic) La présence d’amiante, substance cancérigène, dans d’anciens bâtiments, entre autres les églises et dans la chapelle et la salle de musique d’un collège d’inspiration chrétienne, dans l’ancienne capitale du Japon, Kyoto, suscité l’inquiétude des utilisateurs et des fidèles.
Le Collège des lettres et sciences humaines pour femmes de Doshisha, fondé en 1876 pour promouvoir l’enseignement selon des principes chrétiens, a en effet annoncé en septembre qu’il interdirait à l’avenir l’entrée à la chapelle Fowler et l’accès à d’autres pièces, tant que leur sécurité ne sera pas garantie.
La chapelle Fowler peut contenir jusqu’à 1’600 personnes pour les cultes quotidiens, les cérémonies de la rentrée et de la remise des diplômes.
«Nous allons immédiatement prendre les mesures préconisées par les experts pour effectuer les travaux pour l’enlever», a annoncé la direction du collège. L’amiante avait été utilisée dans la chapelle et la salle de musique pour insonoriser les murs lors de la rénovation des bâtiments en 1965.
De nombreuses églises et chapelles universitaires à travers le Japon ont été construites avant 1989, mais il n’y a eu aucune enquête complète sur la question effectuée par les écoles missionnaires et les Eglises du Japon, où 11.7% des universités sont liées à des institutions chrétiennes.
Inconscience
Des travaux de rénovation pour supprimer l’amiante dans des chapelles d’établissements scolaires ont déjà été entrepris, entre autres, dans la chapelle anglicane Saint-Paul de l’institut Rikkyo Niiza dans la préfecture de Saitama au nord de Tokyo en 2004, et dans l’église catholique romaine de Fujisawa dans la préfecture de Kanagawa, au sud de Tokyo.
Selon Yuichi Hida, membre de l’Eglise unie et directeur d’un Centre de jeunes étudiants lié à l’Eglise à Kobe «les industries et les entreprises ainsi que le gouvernement n’étaient pas très conscients des risques encourus». Il a précisé qu’un taux élevé d’amiante a été répandu lors du tremblement de terre dans la région de Kobe en janvier 1995. «Le fait que les gens n’ont pas accordé beaucoup d’attention à la question a aggravé le problème». (apic/eni/pr)




