Célibat des prêtres: Grégoire III Laham et le cardinal Scola opposés

Rome: Les pères synodaux se livrent à leurs premiers débats libres

Rome, 5 octobre 2005 (Apic) Intéressante «passe d’armes», lors des premiers débats libre du synode, entre le patriarche gréco-melkite d’Antioche, Grégoire III Laham et le cardinal Scola, à propos du célibat des prêtres. Le premier ne voyant aucun fondement, le second évoquant des raisons théologiques pour ce célibat dans l’Eglise latine.

Quelque 240 pères synodaux ont commencé à débattre plus librement lors des discussions de 18h à 19h, dans la soirée du 3 octobre 2005. Durant l’heure de la soirée consacrée aux échanges, 23 pères synodaux sont intervenus, et le cardinal Angelo Scola, rapporteur général du synode a pris deux fois la parole.

Si leur intervention, d’une durée de moins de 3 minutes, ont dans l’ensemble suivi les propos tenus par plusieurs pères synodaux dans la matinée, certains intervenants ont élargi le débat à d’autres questions.

Prenant la parole pour commenter la «relatio» du cardinal Angelo Scola, rapporteur général du synode, donnée dans la matinée du 3 octobre, le patriarche gréco-melkite d’Antioche, Grégoire III Laham a expliqué qu’il ne partageait pas le même point de vue concernant le célibat des prêtres. Il a affirmé qu’il n’y avait selon lui pas de fondements et de raisons théologiques à ce célibat défendu par le patriarche de Venise, rappelant aussi qu’il y avait des prêtres mariés dans l’Eglise orientale. Le cardinal Scola a à son tour pris la parole, soulignant qu’il fallait se fonder sur la théologie pour de telles questions, et qu’il y avait justement des raisons théologiques pour ce célibat dans l’Eglise latine.

Plusieurs évêques latino-américains ont pour leur part souligné qu’il fallait bien différencier auprès des fidèles la célébration eucharistique de la célébration dans l’attente de prêtres, car ce point n’est pas toujours clair pour eux. Ils ont aussi expliqué qu’il fallait continuer à donner la communion aux fidèles lors des assemblées dominicales, malgré l’absence de prêtres, pour éviter que les fidèles pensent être «comme les protestants», comme ils le disent eux-mêmes.

Benoît XVI qui était présent à l’échange de 18h à 19h, a uniquement pris la parole au terme des discussions pour remercier les pères synodaux du «sérieux de leur travail».

A noter que pour la première fois de l’histoire de l’Eglise, dans la matinée du 4 octobre 2005, les pères synodaux ont procédé à un vote électronique, en vue d’élire leurs représentants dans la commission chargée de rédiger le message final du synode. Les suffrages étant particulièrement dispersés, trois noms par continent ou catégories – membres de la curie, supérieurs généraux, Eglises orientales – ont été proposés, en vue d’effectuer un deuxième vote dans la soirée, lors de la 4e congrégation générale. (apic/imedia/ar)

5 octobre 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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