Pour une mise en valeur de l’Eglise des Arabes

Synode sur l’Eucharistie: Intervention du chef des greco-melkites catholiques

Rome, 4 octobre 2005 (Apic) Grégoire III Laham, patriarche d’Antioche des Greco-melkites et chef du Synode de l’Eglise greco-melkite catholique en Syrie a demandé à ce que le rôle des chrétiens arabes soit revalorisé face au terrorisme et au fondamentalisme religieux. C’est ce qu’il a déclaré lors de la 3e congrégation générale du Synode des évêques sur l’Eucharistie, dans la matinée du 4 octobre 2005.

Commentant l’Instumentum laboris – l’instrument de travail – élaboré pour le synode, le patriarche a souligné qu’il y manquait une mention du rôle de «l’Eglise des Arabes». «Dans la situation actuelle, a-t-il déclaré en français, après le 11 septembre 2001, avec la guerre en Irak avec le conflit israélo-palestinien, avec l’accroissement du fondamentalisme islamique et l’extension du phénomène du terrorisme, il est très important de rappeler aux chrétiens arabes leur rôle d’Eglise ’des Arabes’, dans le contexte de l’Islam».

Une telle mention, a poursuivi le patriarche, «contribuerait à rendre courage aux chrétiens dans le monde arabe et dans les pays islamiques et serait très favorablement reçue dans ce monde et dans ces pays».

Enfin, Grégoire III Laham a souhaité que le Synode aborde la question de Jérusalem et de la Palestine, «patrie spirituelle de tous les chrétiens». Pour le patriarche, le synode doit dire «un mot pour la paix de la ville sainte et de la Terre sainte, clef de la paix au Proche-Orient et dans le monde entier et qui pour nous, chrétiens du monde arabe, est de la plus haute importance pour la préservation de la présence chrétienne dans ce monde arabe».

La 3e congrégation générale du Synode était présidée par le cardinal Juan Sandoval Iniguez, archevêque de Guadalajara au Mexique. 243 pères synodaux y ont participé. 18 d’entre eux y ont pris la parole. Le cardinal Jorge Arturo Medina Estevez, préfet émérite de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, a pour sa part demandé que l’homélie lors des messes de funérailles ne soit pas «abusivement» transformée en un éloge du défunt. Quant au cardinal Cormac Murphy- O’Connorm, archevêque de Westminster et président de la Conférence épiscopale britannique, il a demandé que le synode ne se réduise pas à des discussions sur «les normes pratiques ou des indications catéchétiques, aussi importantes soient-elles», mais aborde aussi l’avenir des enseignements du Concile Vatican II. (apic/imedia/hy/pr)

5 octobre 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
Partagez!