Proposition du président du Conseil pour le dialogue interreligieux

Rome: Synode sur l’Eucharistie, favoriser l’accueil des autres religions à la messe

Rome, 7 octobre 2005 (Apic) Mgr Michael Fitzgerald, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, veut favoriser l’accueil des membres des autres religions à la messe. Il a fait cette proposition lors de la 7e congrégation générale du Synode des évêques sur l’Eucharistie.

Cette séance était présidée par le cardinal Francis Arinze, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements. Parmi les 243 pères synodaux présents, 12 ont pris la parole.

«Dans l’Eucharistie, le sacrifice du Seigneur est offert pour le monde entier. Y compris, donc, ceux qui appartiennent à d’autres religions. Il est bon, de temps en temps, de rendre explicite cette situation à travers l’homélie, par le biais de prières spéciales et parfois même d’une messe spéciale qui pourrait être ajoutée au Missel romain», a suggéré jeudi soir Mgr Fitzgerald.

«Quand des personnes d’autres religions sont présentes à la célébration de l’Eucharistie, il faudrait leur réserver une attention particulière, de manière à ce qu’ils puissent y assister avec profit», a-t- il poursuivi.»L’adoration eucharistique est également une occasion de prier pour les personnes d’autres religions», a conclu le prélat anglais en poste à Rome.

Quant au cardinal Godfried Danneels, archevêque de Malines-Bruxelles et président de la Conférence épiscopale belge, il a noté que les liturgies sont souvent «très actives, activistes même», mais invité à un plus grand respect du silence, car «tous ces éléments portent en eux des semences pour une évangélisation de notre culture».

Recevoir la communion, une simple pratique sociale pour certains

Mgr Louis Chamniern Santisukniram, archevêque de Thare et Nonseng, en Thaïlande, a estimé pour sa part que «la sécularisation détruit la foi de catholiques comme celles des autres populations» de son pays.

«De nombreux catholiques considèrent le fait de recevoir la communion comme une simple pratique sociale et se rendent donc à la communion sans y être préparés de façon adéquate». L’archevêque thaïlandais a ainsi suggéré la création de «commissions liturgiques afin de préparer une assemblée bonne et pleine de sens» et de promouvoir le dimanche comme «jour du Seigneur» dans la culture des fidèles. Sa Conférence épiscopale devrait elle-même constituer une commission ad hoc.

«Le chemin de croix du peuple congolais»

Enfin, Mgr Nestor Ngoy Katahwa, évêque de Kolwezi, en République démocratrique du Congo, a insisté sur le rôle de l’Eglise dans la résolution de la crise africaine. Il a souhaité que le peuple congolais et les prêtres de son pays, «trouvent le réconfort et les énergies nécessaires, source et gages du redressement du pays» dans l’Eucharistie.

«Les frustrations des injustices et inégalités sociales, les rancoeurs de vivre dans l’extrême pauvreté sur un sol et sous-sol extrêmement riches mais scandaleusement exploités pour le bonheur des autres, les guerres qui lui sont imposées entraînant destructions et déplacements forcés, les soubresauts des haines tribales et ethniques. pour ne citer que ces quelques échantillons, sont des tragédies qui tapissent le chemin de croix du peuple congolais», a conclu l’évêque de Kolwezi. (apic/imedia/hy/be)

7 octobre 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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