Le dimanche a une valeur fondamentale pour la cohésion sociale

Suisse: Un Comité oecuménique en faveur du dimanche appelle à voter non le 27 novembre

Berne, 13 octobre 2005 (Apic) A l’instar des grandes Eglises chrétiennes de Suisse – catholique et protestantes – clairement opposées à davantage de flexibilisation du travail, le «Comité oecuménique en faveur du dimanche» appelle également à voter non à la révision de l’article 27 de la Loi sur le travail (LTr) soumise au peuple suisse le 27 novembre.

Comme les Eglises officielles, le «Comité en faveur du dimanche» veut protéger le dimanche, qui a une valeur fondamentale pour la cohésion sociale. «Le dimanche, un jour ouvrable? NON à la loi sur le travail!», lance le Comité, qui reçoit l’appui de la Fédération suisse des femmes protestantes (FSFP) et de la Ligue suisse des femmes catholiques (LSFC). Tous s’opposent à l’extension du travail le dimanche dans les gares et les aéroports.

Selon Peter Oberholzer, président du Comité oecuménique, il existe des preuves que la disparition progressive du dimanche sans travail est déjà planifiée. Wolfgang Bürgstein, secrétaire général de la Commission nationale suisse «Justice et Paix», un organe consultatif de la Conférence des évêques suisses, estime que protéger la valeur du dimanche est un apport important pour notre société. Heiner Studer, conseiller national du Parti Evangélique Suisse (PEV) affirme pour sa part que le travail dominical est hostile à la famille.

Des répercussions graves sur le statut du dimanche

Si le 27 août à Baden les délégués du parti démocrate-chrétien (PDC) ont décidé à une très large majorité de dire oui à la modification de la loi sur le travail (heures d’ouverture des commerces dans les centres de transports publics), d’autres partis d’obédience chrétienne et l’Alliance évangélique soutiennent le référendum lancé par les syndicats.

Ils estiment qu’une révision de la loi aurait des répercussions graves sur le statut du dimanche en général, «car pour les partisans de la libéralisation, les gares ne constituent qu’une première étape».

Les gares, une première étape vers une libéralisation totale

Pour le PEV, la libéralisation du travail dominical dans les gares mène inévitablement à sa généralisation et à la banalisation du dimanche – celui-ci devenant un jour comme un autre. «Des magasins ouverts le dimanche et la circulation que cela amène montreraient que notre société veut supprimer la tradition chrétienne du repos hebdomadaire commun. Une réaction en chaîne ne tardera pas à mener à la libéralisation du travail dominical dans la production et la distribution», estime le Parti Evangélique Suisse. Caroline Meier-Machen, vice-présidente de la Ligue suisse des femmes catholiques LSFC, rappelle pour sa part que le dimanche est «un bien culturel chrétien important» qu’il faut protéger.

Le comité en faveur du dimanche est soutenu par de nombreuses paroisses, églises évangéliques libres, personnes privées et par l’Action catholique ouvrière, l’Alliance Evangélique Suisse AES, la Commission nationale suisse Justice et Paix, la Fédération suisse des femmes protestantes FSFP, la Ligue suisse des femmes catholiques LSFC, le Parti Evangélique Suisse PEV, la Pastorale Monde du Travail Suisse romande PMT et d’autres organisations. (apic/com/be)

13 octobre 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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