Liestal: Le synode de Bâle-Campagne veut la médiation de l’Eglise cantonale à Röschenz Faire enfin revenir la calme dans le diocèse Liestal, 1er novembre 2005 (Apic) L’assemblée du synode catholique de Bâle- Campagne, le 31 octobre au soir à Liestal, a
Mgr Koch a ensuite stigmatisé le comportement de Sabo «à une époque où j’étais prêt au dialogue, de début juin à fin septembre». Ses agissements durant cette période sont considérés par l’évêque comme «une provocation entièrement consciente». Beaucoup d’agents pastoraux ont alors affirmé à l’évêque qu’ils ne comprenaient pas «la façon dont Franz Sabo se comportait, non seulement avec l’évêque, mais également avec ses collègues agents pastoraux». Et Mgr Koch de conclure: «J’ai fait ce qui était à faire dans ma responsabilité d’évêque». Le vicaire général Roland-B. Trauffer a justifié pour sa part devant les membres du synode le comportement de la direction du diocèse. Celle-ci a renoncé à se conformer à «l’escalade médiatique» et à «répondre aux attentes dans un style de communication agressif». Il a ensuite souligné qu’aucun évêque et aucun prêtre n’agit seul, «mais en lien avec les autres». La paroisse de Röschenz reste sur sa position Le président de la paroisse de Röschenz, Holger Wahl, également membre du synode, a répété dans un ton parfois ironique les reproches adressés jusqu’à maintenant à la direction du diocèse. Il s’est dit persuadé que l’évêque a volontairement provoqué les motifs pour se séparer de l’abbé Sabo. C’est la raison pour laquelle la paroisse est opposée au départ de son prêtre. Le synode a clairement exprimé son désir de voir l’affaire Röschenz se résoudre dans le calme et moins exposée au grand public. Il a ainsi demandé que l’expertise commanditée par le Conseil de l’Eglise cantonale ne soit transmise ni au synode, ni au public. Ce document analyse l’affaire Röschenz en lien avec le droit canonique, ecclésiastique, cantonal, communal et paroissial. Ses deux auteurs en ont présenté un bref résumé. Felix Hafner, professeur de droit public à la Faculté de droit de l’Université de Bâle, et la canoniste Urs Brosi, assistante scientifique à l’Université de Lucerne, sont d’avis que dans l’affaire de Röschenz, l’Eglise cantonale de Bâle-Campagne a un rôle de médiateur à jouer, contrairement à ce que pense la direction du diocèse. Dans les grandes lignes, la séance s’est déroulée calmement et de façon disciplinée. A une seule reprise, en fin de rencontre, les débats ont tourné au chaos, lorsque le membre du conseil paroissial de Röschenz, Bernhard Cueni, a affirmé que le synode n’a pas respecté son ordre du jour en donnant la parole à l’évêque. Son intervention a provoqué des réactions d’incompréhension et n’a finalement pas été traitée. Des photos du synode peuvent être commandées à l’agence Apic : kipaàkipa-apic.ch. (apic/gs/bb)




