Maroc: L’Etat renforce la lutte contre les mosquées clandestines
Des «nids de l’extrémisme religieux»
Rabat, 6 novembre 2005 (Apic) L’état marocain poursuit sa reprise en main de l’islam dans le pays. Le roi Mohammed VI, en sa qualité de Commandeur des croyants, a augmenté le nombre des conseils religieux régionaux qui passent de 19 à 47. Il a réclamé à son gouvernement des mesures plus strictes pour le contrôle des mosquées clandestines.
Depuis plus de deux décennies, les mosquées clandestines poussent comme des champignons dans les quartiers populaires des grandes villes. Elles sont considérées comme un «danger» pour la stabilité du royaume, rapporte le quotidien «Libération», paraissant à Casablanca. L’islam officiel, géré par le ministère des habous (biens religieux) et des affaires islamiques, n’a souvent aucune prise sur elles.
Les mosquées clandestines sont considérés par le gouvernement comme des «nids de l’extrémisme religieux». Elles sont utilisées à des fins de propagande islamiste. Leurs animateurs utilisent aussi les lieux de prière pour la vente de matériels audiovisuels fondamentalistes piratés. C’est à la suite des attentats terroristes du 16 mai 2003 à Casablanca que l’Etat a pris la décision de lutter contre ces mosquées clandestines et la vente de matériels de propagande islamiste en leur sein. (apic/ibc/bb)




