Publication d’un ouvrage sur son histoire et ses traditions
Rome: 500e anniversaire de la Garde suisse pontificale
Rome, 11 novembre 2005 (Apic) «La Garde suisse pontificale au cours des siècles», c’est le titre de l’ouvrage historique publié en italien début novembre 2005, à deux mois du 500e anniversaire du corps qui veille sur la sécurité du pape. Fruit de plusieurs années de travail d’un sous-officier de la garde, Christian-Roland Marcel Richard, le livre agrémenté de nombreuses photos a officiellement été présenté à la presse dans la soirée du 9 novembre.
«Michel-Ange, dit-on, aurait dessiné l’uniforme de la Garde suisse. certitude ou légende?», s’est d’abord interrogé l’auteur, Christian Richard, avant de préciser qu’il s’agissait très probablement d’une légende. «Le monde entier a déjà entendu parler de la Garde Suisse, mais qui la connaît réellement?», a-t-il encore demandé. Amusé, l’auteur a alors expliqué à la presse qu’une des premières questions des touristes et pèlerins se trouvant devant un garde était, le plus souvent, «mais êtes-vous vraiment Suisse ?».
Le sergent Christian Richard a encore affirmé que de nombreuses personnes «ignorent l’histoire, les coutumes et la vie de ces Suisses qui offrent une partie de leur jeunesse au vicaire du Christ». Ainsi, il a expliqué que son livre avait «l’ambition d’offrir une réponse aux nombreuses questions que se posent les pèlerins ou les visiteurs se retrouvant en face d’un garde» lors d’un passage au Vatican.
Assassinat du commandant en 1998
Sur 250 pages, La Garde suisse pontificale au cours des siècles évoque à la fois son histoire et sa légende depuis les premiers gardes appelés en juin 1505 par le pape Jules II, arrivés ensuite à Rome le 22 janvier 1506. L’histoire de la Garde suisse y est ainsi racontée, en même temps que celle des différents papes, sur 5 siècles. Ce récit, qui s’arrête au jour de l’élection de Benoît XVI en avril 2005, fait aussi mention, en termes très officiels, de l’assassinat du commandant Alois Estermann et de son épouse par le vice-caporal Cédric Tornay qui se serait donné la mort ensuite, le 4 mai 1998.
Dans une deuxième partie, l’ouvrage évoque les règles, les traditions et les symboles de la Garde suisse ainsi que les différents aspects de la vie quotidienne dans la caserne située à l’intérieur même de la Cité du Vatican. Publié par les éditions italiennes Leonardo International, le livre s’ouvre avec une lettre de Benoît XVI, en date du 21 juin 2005, rappelant l’appel lancé par son prédécesseur Jules II pour le recrutement de jeunes Suisses. Le cardinal Secrétaire d’Etat Angelo Sodano souligne à son tour, dans les premières pages, le «valeureux service» de la garde. Le livre est, en outre, préfacé par l’historien Jean-Dominique Durand, professeur à Lyon et ancien directeur du Centre culturel Saint-Louis de France à Rome. Cet ouvrage pourrait être publié courant 2006 en français et en allemand.
Des fantassins reconnus pour leur bravoure
C’est en juin 1505 que le pape Jules II a demandé à la Diète fédérale suisse de lui fournir des fantassins reconnus pour leur bravoure, afin de constituer la garde de son palais. Les premiers recrutements ont ensuite été organisés entre septembre et décembre de la même année. Sitôt enrôlés, les 150 gardes suisses sont partis sans délais de Bellinzone (Suisse) pour rejoindre Rome. Leur marche forcée les a fait traverser, en plein hiver, le col de Saint-Gothard puis parcourir la via Francigena, route commerciale et de pèlerinage vers Rome. Le jour de leur arrivée à Rome par la ’porte du Peuple’, le 22 janvier 1506, est considéré comme la date officielle de la constitution de la Garde suisse pontificale.
Le 500e anniversaire de la création de la Garde suisse pontificale est l’occasion de nombreux événements commémoratifs militaires, culturels et religieux. Après une série de manifestations intervenues en Suisse en septembre dernier, les célébrations se dérouleront essentiellement à Rome, en janvier et en mai 2006. Aujourd’hui, commandé par Elmar Mäder, le corps de la garde suisse pontificale compte quelque 110 hommes. (apic/imedia/ami/bb)




