La grande préoccupation des habitants d’Aceh : un toit
Indonésie: Une année après le tsunami
Banda Aceh, Indonésie,12 décembre 2005 (Apic) Presque une année après le tsunami qui a bouleversé la vie des Indonésiens vivant dans la province isolée d’Aceh, les agences humanitaires se trouvent confrontées au problème de la reconstruction des maisons, dont le rythme ne suit pas les besoins.
A Banda Aceh, en Indonésie, des milliers de résidents de cette région, la plus touchée par le tsunami du 26 décembre 2004, vivent toujours dans des tentes ou autres abris temporaires fournis par les Nations Unies et les organismes d’aide internationale. Ces tentes sont nombreuses aux alentours de Lampaseh Kota, une zone particulièrement touchée dans la capitale provinciale de Banda Aceh.
La population de Lampaseh Kota, a raconté Afifuddin, un témoin, diplômé en informatique, est passée de 5’000 à 1’000 habitants. Il a lui-même perdu ses grands-parents, des neveux et nièces, un frère et une soeur. Seul un neveu a survécu.
Tout en exprimant sa reconnaissance pour l’aide d’urgence reçue, il explique que les habitants sont fatigués de vivre dans des tentes et voudraient ne plus dépendre de l’assistance. «La prochaine étape doit nous rendre indépendants».
Selon les estimations, le tsunami aurait fait 232’000 morts dans différentes parties de l’Asie et même en Afrique orientale. Seulement à Aceh, 170 000 personnes auraient péri. Les agents humanitaires en poste à Aceh soulignent que les problèmes causés par un désastre de cette ampleur sont difficiles à résoudre en une année.
C’est ce que reconnaît Henrich Terhorst, responsable du bureau de Banda Aceh pour l’agence d’entraide catholique romaine Caritas Allemagne. Mais dans une interview accordée au correspondant d’ENI, il a aussi averti que la reconstruction de logements permanents est différente de la distribution d’aide d’urgence après une catastrophe et qu’elle implique une série de problèmes compliqués – allant des droits et titres de propriété à la planification communautaire.
Par ailleurs, Kuntoro Mangkusubroto, qui supervise le programme de reconstruction du gouvernement indonésien, a reconnu les difficultés d’une telle opération. Mais, a-t-il dit, on prévoit que 30’000 maisons seront terminées à Aceh pour la fin de l’année et que 80’000 autres seront construites en 2006. (apic/eni/vb)




