Mexique: Sommet des pays d’Amérique centrale, à l’exception du Nicaragua

Au menu: le «mur de la honte» qu’entend construire Washington

Mexico, 5 janvier 2006 (Apic) Les ministres des Affaires étrangères des 7 pays d’Amérique centrale, hormis le Nicaragua, ont confirmé leur participation, avec leur collègue colombien, au sommet convoqué le 9 janvier à Mexico par les gouvernements mexicain et guatémaltèque. Au menu: le projet de construction d’un mur par les Etats-Unis à la frontière mexicaine pour contrer l’immigration clandestine.

Le projet de Washington, qui provoque une levée de boucliers aussi bien au Mexique qu’aux Etats-Unis, est d’ores et déjà qualifié de «mur de la honte». Il a provoqué l’indignation de leaders politiques, y compris du président mexicain Vicente Fox, pourtant fidèle allié de Washington. Ce dernier a encore haussé le ton ces jours, ajoutant sa voix à celle de l’Eglise catholique, fort critique à l’égard de l’administration Bush et du congrès. «Il s’agit d’un très mauvais signal donné par le Congrès américain et le gouvernement de ce pays», a déclaré Fox en début d’année.

«Pour nous, Mexicains, c’est une honte que ce mur. Il me semble que rien de tel ne devrait exister, compte tenu des relations qui unissent le Mexique et les Etats-Unis, a-t-il dit. Dans le passé, des murs semblables ont été détruits par les citoyens, détruits pierre par pierre pour la recherche de la liberté et de la démocratie, a-t-il ajouté.

Même ton du côté de l’Eglise. Le cardinal Norberto Rivera, archevêque de Mexico, a repoussé l’intention nord-américaine et dénoncé l’attitude de Washington, dans une déclaration remise dimanche à la presse. «Les Etats-Unis, a-t-il dit, devraient au contraire ériger des ponts. Washington proclame la globalisation, mais ne montre pas l’exemple. (apic/misna/arch/pr)

5 janvier 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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