Norvège: Une commission souhaite un «assouplissement» des liens entre l’Eglise et l’Etat
Séparation? Décision fin janvier ou début février
Oslo, 6 janvier 2006 (Apic) Une commission chargée par le gouvernement norvégien d’examiner le système des relations entre l’Eglise luthérienne de Norvège et l’Etat propose «l’assouplissement» des liens entre l’Eglise et l’Etat en Norvège.
Selon un article d’un journal norvégien, «Vart Land», une nette majorité des membres de ladite commission, 14 sur 20, préconise un relâchement des liens entre l’Eglise et l’Etat, mais sans toutefois aller jusqu’à une séparation totale.
Depuis l’introduction de la Réforme luthérienne en Norvège en 1537, c’est le roi qui est à la tête de l’Eglise de Norvège, majoritaire dans le pays. Depuis quelques années, on constate une progression du caractère multi religieux de la société norvégienne, notamment dans les zones urbaines.
La commission, mise en place en mars 2003, devrait faire connaître ses conclusions à la fin janvier ou au début février, et ses membres n’ont fait aucun commentaire public sur l’article du journal.
Selon l’édition du 3 janvier du journal en question, quatre membres de la commission voudraient une séparation claire entre l’Etat et l’Eglise, alors que deux membres souhaitent garder le système actuel, les décisions finales concernant l’Eglise revenant au roi et au gouvernement.
Parmi ceux qui préconisent un assouplissement des liens entre l’Eglise et l’Etat, mais pas une séparation complète, se trouve une musulmane, Lena Larsen, écrit le correspondant du journal pour les affaires religieuses, Jan Arild Holbek.
Cette commission est présidée par Kare Gjonnes, un ancien ministre du gouvernement. L’Eglise de Norvège représente environ 88% des 4.5 millions d’habitants de la Norvège. (apic/eni/pr)




