Et salue les Eglises orientales qui fêtent Noël
Rome: Benoît XVI célèbre la messe de l’Epiphanie.
Rome, 6 janvier 2006 (Apic) Le pape Benoît XVI s’est souvenu des 20e Journées mondiales de la jeunesse de Cologne et salué les Eglise orthodoxes fêtant Noël, lors de la prière de l’Angélus, le 6 janvier 2005. Près de 50’000 personnes étaient réunies sur la place Saint-Pierre.
«Ma pensée va de façon particulière aux aimés frères et soeurs des Eglise d’Orient, qui suivent le calendrier julien et célèbrent aujourd’hui Noël», a déclaré le pape depuis la fenêtre de son bureau au troisième étage du palais apostolique.
Il a ensuite souligné qu’en ce 6 janvier lui revenait «spontanément» le souvenir des Journée mondiale de la jeunesse de Cologne, en Allemagne, en août dernier. Les 20e JMJ, premier voyage à l’étranger de Benoît XVI, se sont déroulées dans la ville qui conserve les reliques, présumées, des mages sur le thème «nous sommes venus l’adorer».
«Je voudrais que toute l’Eglise respire, comme à Cologne, l’atmosphère d’épiphanie et d’authentique engagement missionnaire suscité par la manifestation du Christ, lumière du monde, envoyé par Dieu le Père pour réconcilier et unifier l’humanité avec la force de l’amour», a conclu le pape.
Puis saluant les pèlerins en différentes langues, le pape a rappelé que le 6 janvier est aussi la Journée missionnaire des enfants, instituée par le pape Pie XII et encouragée par L’oeuvre pontificale de l’enfance missionnaire. «Moi aussi, pour mon ministère, je compte sur la prière des enfants et sur leur participation active à la mission de l’Eglise», a lancé le pape.
La Place Saint-Pierre et la via de la Conciliazione – l’avenue qui mène du Tibre au Vatican – étaient animées par le traditionnel cortège folklorique ’Vive la Befana’ qui conduit par des «rois mages» apportent depuis 21 ans des présents au pape le jour de l’Epiphanie. Cette manifestation est organisée par l’Association européenne des familles libres et associées (Europea Fami. li. a.).
Les 700 participants – 35 associations – au défilé en tenue historique, les 2 fanfares, les 14 cavaliers, les 3 voitures, 6 motos anciennes et les 350 volontaires de la protection civile provenaient tous cette année de la région italienne d’Ombrie et plus particulièrement des villes de Cascia et Narni. Cette année les mages ont remis au pape un tableau de nacre confectionné par les religieuses du monastère de Sainte-Rita à Cascia, une céramique et une sculpture.
La légende de Befana
En Italie, c’est une sorcière qui porte les cadeaux de Noël. On la nomme la Befana. Son nom vient du mot Épiphanie, en italien, Epiphania. Tout comme l’origine de son nom l’indique, ce n’est pas à Noël qu’elle se glisse dans les maisons mais durant la nuit du 6 janvier. Elle dépose alors dans les souliers des enfants sages des biscuits et des jouets. Les chaussures des enfants moins sages sont remplis de charbon.
La légende veut que la Befana aie été avertie de la naissance de Jésus par les mages. Ceux-ci l’invitèrent à les accompagner et à suivre l’Etoile pour rencontrer l’Enfant Roi. Ayant tardé à se mettre en route, Befana a perdu la trace de l’Etoile. Depuis ce temps, à cheval sur son balai, portant un grand panier rempli de gâteries, elle vole de maison en maison dans l’espoir de trouver le petit Jésus. Par précaution, elle laisse un cadeau à chaque enfant endormi. PR
Encadré
Une cérémonie en couleurs
Ce sont des hommes et des femmes marqués par leurs limites et leurs erreurs qui forment l’Eglise et seul le Christ peut les guider, a déclaré Benoît XVI au cours de la messe de l’Epiphanie, le 6 janvier 2005, dans la basilique Saint-Pierre.
«L’Eglise est sainte, mais formée d’hommes et de femmes avec leurs limites et leurs erreurs», a poursuivi le pape, légèrement enroué. «Le Christ, seul, qui nous donne l’Esprit saint peut transformer notre misère et nous renouveler constamment».
Dans une basilique Saint-Pierre comble, le pape, chasuble et mitre haute de drap d’or, a célébré la messe, entouré de cardinaux et de très nombreux prélats de la curie romaine. Au cours des prières des fidèles en portugais, grec, luganda, allemand et français, des intentions ont été lues pour les Eglises orientales, pour les jeunes Eglises «qui témoignent dans le monde la mission universelle du Christ», pour les enfants et les jeunes qui prient, travaillent et témoignent de leur foi.
Puis, une famille coréenne et italienne, ainsi qu’un Africain de la République démocratique du Congo, une habitante de l’île pacifique de Futura en tenue traditionnelle, un Péruvien et un Italien sont venus apporter les offrandes au pape. A l’issue de la messe, le souverain pontife a serré les mains de fidèles qui se pressaient contre les barrières de l’allée centrale de la basilique et embrassé quelques enfants. (apic/imedia/hy/pr)




