Des festivités grandioses, à Rome comme à Fribourg

Fribourg/Rome: 500e anniversaire de la création de la Garde suisse pontificale

Rome, 22 janvier 2006 (Apic) Tandis qu’à Fribourg se déroulait la messe pontificale à la cathédrale Saint-Nicolas, présidée par le cardinal Georges Marie Cottier, ancien théologien de la Maison pontificale, devant près de 1’000 invités, à Rome, 110 gardes suisses assistaient à une messe solennelle dans la chapelle Sixtine pour le 500e anniversaire de la Garde suisse pontificale. Célébration présidée par le cardinal Angelo Sodano, secrétaire d’Etat du Saint-Siège, en présence de Mgr Amédée Grab, président de la Conférence des évêques suisses. La bénédiction papale, lors de la prière de l’Angélus, a été diffusée en direct de la Place Saint Pierre de Rome par satellite, dans l’aula de l’Université de Fribourg.

A Rome, la messe dans la chapelle Sixtine présidée par le cardinal Sodano, vêtu d’or et couvert d’une mitre assortie , a commencé à 9h30. Elle était concélébrée par le cardinal Jean-Louis Tauran, archiviste et Bibliothécaire du Saint-Siège ainsi que par plusieurs évêques, dont Mgr Leonardo Sandri, substitut de la Secrétairerie d’Etat, Mgr Renato Boccardo, secrétaire général du Gouvernorat du Vatican, et Mgr Amédée Grab, président de la Conférence épiscopale suisse, sans compter l’aumônier de la Garde suisse Mgr Alois Jehle, ainsi que les nombreux membres de la Secrétairerie d’Etat du Saint-Siège. Aux premiers rangs de la chapelle étaient assis, derrière les commandants de la Garde, dont les colonels Elmar Maeder et Jean-Daniel Pitteloud, un groupe de jeunes gardes suisses en uniforme traditionnel. En face, les proches de la Garde suisse, parfois vêtus d’habits traditionnels suisses, avaient pris place.

La célébration a commencé au son des trompettes et par un mot d’ouverture prononcé par Mgr Alois Jehle, qui a exprimé, au nom des membres de la Garde suisse, ses «sentiments de fidélité filiale et renouvelée» et «ses remerciements» pour l’occasion qui lui était offerte de servir le pape. Elle a pris fin un peu après 11h avec l’hymne de la Garde suisse chanté solennellement, suivi à nouveau des trompettes.

«Qu’aimer l’Eglise et la servir soit pour nous tous un programme de vie», a déclaré le cardinal Angelo Sodano, secrétaire d’Etat du Saint-Siège, en célébrant la messe dans la chapelle Sixtine en l’honneur du 500e anniversaire de la Garde suisse. Il en a rappelé la fondation par le pape Jules II.

Le 6 mai de chaque année, promesse de servir loyalement le pape

«Chaque jour, nous devons tous nous purifier et nous renouveler dans le service du Seigneur et dans la fidélité à sa sainte Eglise», a souligné le cardinal Sodano dans son homélie en italien prononcée devant plusieurs dizaines de gardes suisses pontificaux pour lesquels il célébrait la messe. «Votre devise, ’acriter et fideliter’ (Ndlr.courage et fidélité) a-t-il ajouté, est un rappel quotidien à un tel programme de vie».

Le cardinal Sodano a alors mentionné la promesse faite par les jeunes gardes suisses le 6 mai de chaque année de «servir fidèlement, loyalement et honorablement le souverain pontife et ses successeurs légitimes, de toutes leurs forces, sacrifiant s’il le faut aussi leur vie pour leur défense». «Que cette fidélité soit toujours votre devise !», s’est-il exclamé.

Le pape Jules II appela les premiers soldats suisses en 1506

Le secrétaire d’Etat du Saint-Siège a ensuite évoqué la fondation de la Garde suisse pontificale, il y a 500 ans, lorsque les 150 premiers Suisses entrèrent à Rome par la place du peuple, le 22 janvier 1506, sous la direction du capitaine Kaspar von Silenen. Le pape Jules II, qui les avait appelés à son service, «les accueillit avec sa bénédiction». Et ainsi, a poursuivi le cardinal italien, «commença la longue série de ces jeunes gens généreux et forts, désireux de venir ici à Rome pour défendre la chaire de Pierre».

«Aujourd’hui, commémorant le 5e centenaire de la Garde suisse, nous voulons remercier Dieu pour les dons qu’il a concédés au pape Jules II, qui parmi tant d’autres mérites, a appelé à Rome les premiers soldats suisses, pour qu’ils soient les ’defensores Ecclesiae libertatis’ comme ils furent définis par ce pape» (Ndlr. les défenseurs de la liberté de l’Eglise). Evoquant tout ce que le pape Jules II avait fait pour l’Eglise en son temps, le cardinal Sodano a remercié Dieu «pour tout ce que les papes avaient réalisé pour la défense et la promotion» de l’Eglise de Dieu au cours des siècles. (apic/imedia/ar/vb)

22 janvier 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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