Rome: Première étape du «pèlerinage» oecuménique européen ouverte
Entre espoirs et doutes
Rome, 25 janvier 2006 (Apic) La première étape du «pèlerinage» oecuménique européen s’est ouverte mardi à Rome, dans un contexte d’espoirs et de doutes, écrit l’agence oecuménique ENI. Cette rencontre de représentants de toutes les grandes traditions chrétiennes d’Europe devrait, espèrent les organisateurs, faire progresser la cause de l’unité chrétienne.
Le pasteur de Clermont, président de la Fédération protestante de France, s’est exprimé le jour de l’ouverture de cette rencontre, qui se tient du 24 au 27 janvier. Ce rendez-vous est organisée conjointement par la KEK et le Conseil des Conférences épiscopales européennes (CCEE).
La rencontre de Rome qui compte quelque 120 délégués est la première étape du Troisième Rassemblement oecuménique européen, qui réunira 3’000 personnes à Sibiu, en Roumanie en septembre 2007, et fera suite aux précédents Rassemblements organisés en 1989 à Bâle et en 1997 à Graz, en Autriche.
Pour l’évêque de Coire, Mgr Amédée Grab, président en charge du CCEE, ce Rassemblement oecuménique est aussi un «pèlerinage européen qui va découvrir les dons contenus dans les différentes traditions chrétiennes».
Entre la KEK et le CCEE, les deux organisations représentent pratiquement toutes les Eglises européennes – de traditions anglicane, orthodoxe, protestante et catholique romaine.
La rencontre a été précédée par des signes de détente entre les chrétiens catholiques et orthodoxes depuis l’élection du pape Benoît XVI en 2005. Ces dernières années les relations étaient tendues, l’Eglise catholique ayant été accusée de gagner des conversions dans des nations traditionnellement orthodoxes comme la Russie.
Bémol
Le cardinal Walter Kasper, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, a du reste souligné le 24 janvier que les Eglises catholique et orthodoxes étaient «assez proches» dans leur conception de l’unité de l’Eglise. Pourtant, a fait remarquer le cardinal Kasper, certaines vues protestantes sur l’unité de l’Eglise, ne sont «pas compatibles avec la conception catholique de l’unité et certainement pas avec celle des orthodoxes».
Le cardinal a aussi déploré que «ces derniers temps, nous nous sommes éloignés concernant certaines questions éthiques importantes et ne pouvons plus témoigner d’une seule voix». Ses commentaires font suite aux divisions survenues au sein de certaines Eglises anglicanes et protestantes à propos du clergé homosexuel et de la bénédiction des couples du même sexe.
La rencontre à Rome sera suivie d’un événement similaire au début 2007 à Wittenberg en Allemagne où, en 1517, Martin Luther a lancé la Réforme protestante. Le rassemblement final aura lieu à Sibiu, une ville enracinée dans une forte tradition orthodoxe.
Israël: Les archéologues souhaitent déplacer la prison de Megiddo
Découverte de mosaïques chrétiennes
Megiddo, 25 janvier 2006 (Apic) L’Autorité israélienne chargée des antiquités a recommandé que la prison de haute sécurité de Megiddo, au nord d’Israël, soit transférée dans un autre lieu après la découverte des restes d’une ancienne église chrétienne l’automne dernier. Elle a fait cette démarche lors d’une rencontre mardi sur le site des excavations entre le président israélien Moshé Katzav et des responsables religieux chrétiens.
Ce sont des prisonniers effectuant des travaux d’excavation afin de permettre l’extension de la prison de Megiddo qui ont découvert la mosaïque. Le pavement est orné de motifs représentant deux poissons, un ancien symbole chrétien, ainsi que d’inscriptions en grec indiquant des activités religieuses de la période des premiers chrétiens.
Megiddo, à l’ouest de la ville d’Afoula, est considéré par les chrétiens comme un site religieux important. Certains y voient la localisation du jugement dernier; il est présenté dans l’Apocalypse comme le lieu de l’Armageddon. A la fin du monde, selon ces milieux chrétiens, c’est là que devraient se rassembler et être anéanties les forces hostiles à Dieu. (apic/haar/be)




