Texte rédigé à Castel Gandolfo, en août 2005
Rome: Encyclique: Mgr Cordes se dit heureux que Benoît XVI ait repris l’idée de Jean Paul II
Rome, 25 janvier 2006 (Apic) Mgr Paul Josef Cordes s’est dit heureux «que Benoît XVI ait fait sienne l’intention de Jean Paul II» d’écrire une encyclique sur la charité.
Le président de Cor Unum, qui a été consulté à plusieurs reprises pour la réalisation de la seconde partie du document pontifical sur les organisations caritatives, avait soumis un premier projet au pape défunt. Celui-ci souhaitait écrire une encyclique sur la charité.
«Je dirais que l’idée initiale de Jean Paul II «a pu être un stimulant» pour Benoît XVI lui permettant «de penser» à une encyclique sur l’amour, a pour sa part affirmé mercredi Mgr William Joseph Levada, interrogé à ce sujet par quelques journalistes. Mais, pour lui, le nouveau pape «a certainement envisagé l’ensemble du sujet avec son propre point de vue».
Interrogé sur le retard de la publication de l’Encyclique lié à des problèmes de traduction dans les différentes langues, Mgr Levada a répondu qu’il ne pouvait «pas parler de retard», car la signature de l’Encyclique était du 25 décembre, et qu’il n’y avait rien d’anormal à ce que les traductions dans les autres langues prennent «un mois», incluant en plus «des jours de fête».
Concernant le fait que le théologien Benoît XVI ait soumis son texte à des experts de la Congrégation pour la doctrine de la foi dont il a été longtemps préfet, Mgr Levada a admis qu’il avait été «un peu» surpris par cette démarche qu’il ne pensait pas «nécessaire». Il a cependant considéré qu’il n’y avait «rien d’anormal» pour un grand théologien ou pour un évêque, de demander à d’autres personnes «leurs remarques, idées et opinions» après avoir écrit un texte.
Pour sa part, le directeur de la Salle de presse du Saint-Siège, Joaquin Navarro-Valls, a estimé que l’encyclique suscitait «un grand intérêt général», les médias en parlant «depuis au moins deux mois». Il a expliqué cependant que la presse avait donné des «nouvelles prématurées» au sujet de la date de signature et de parution du document – plusieurs avaient parlé du 8 décembre -.
Joaquin Navarro-Valls a aussi précisé que durant son séjour en Val d’Aoste, en juillet 2005, Benoît XVI écrivait non pas cette encyclique, mais un livre qu’il avait commencé trois ans auparavant. Le pape lui a alors confié qu’il commencerait à rédiger son encyclique seulement quand il serait à Castel Gandolfo, en août 2005. (apic/imedia/ar/pr)




