Colère au Guatemala contre le président Berger

Congo RDC: Les évêques réclament une enquête après la mort de 8 casques bleus

Kinshasa, 26 janvier 2006 (Apic) La Conférence épiscopale du Congo RDC (CENCO) dénonce la reprise des hostilités et de l’insécurité dans l’est de la République démocratique du Congo. (RDC). Elle condamne avec vigueur l’assassinat, lundi, de huit casques bleus guatémaltèques, et réclame l’ouverture d’une enquête. Au Guatemala, la colère est grande, après ce drame.

Dans un communiqué publié mercredi à Kinshasa, les évêques disent toutefois encourager la mission de l’ONU en RDC et l’invite à poursuivre «sans désemparer sa mission de paix et de réconciliation» dans le pays.

La CENCO demande qu’une enquête internationale soit diligentée sur ces actes, et que les responsabilités soient établies et la justice rendue.

Décision présidentielle critiquée

La mort de 8 casques bleus guatémaltèques, alors que 5 autres, blessés, sont toujours hospitalisés à Bunia, le chef-lieu de l’Ituri, dans le nord-est, a déclenché de vives critiques au Guatemala, pays d’origines des casques bleus tués et blessés. Les principales organisations de défense des droits de l’homme se sont fermement opposées à la décision du président Oscar Berger de maintenir un contingent dans la mission de l’ONU en RDC, après ce drame survenu lundi.

Selon Cecil de León, secrétaire du «Collectif des organisations sociales», avant de financer l’entraînement de ses propres militaires pour des missions internationales, le gouvernement ferait mieux d’augmenter les financements publics pour la lutte contre la pauvreté et pour les politiques sociales.

L’envoi au Congo de 105 soldats, dont 67 «kaibiles» – des experts en tactiques anti-guérilla – «a comme seul objectif de redorer l’image de ces unités qui, durant la guerre civile au Guatemala, ont servi à tuer des paysans innocents», a encore dénoncé Cecil de León.

Un avis que partage Enrique Corrales, directeur de la «Fondation Guillermo Torriello», qui a souligné que ni l’armée ni l’Etat guatémaltèques sont les plus appropriés à participer à des opérations similaires, «pas même sous l’égide de l’ONU». (apic/com/misna/pr)

26 janvier 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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