Selon une confidence du postulateur de la cause de béatification

Rome: La religieuse guérie par Jean Paul II était atteinte de Parkinson

Rome, 30 janvier 2006 (Apic) La religieuse miraculeusement guérie par Jean Paul II était atteinte de la maladie de Parkinson, a révélé le postulateur de la cause de béatification, le 29 janvier 2006. Elle aurait été guérie en France, dans sa communauté, après 4 jours de prière.

S’exprimant dans l’émission religieuse Oggi 2000 de la chaîne nationale italienne Radio Uno, Mgr Slawomir Oder postulateur de la cause de béatification a en outre précisé qu’avant d’être très malade, la religieuse travaillait dans le service maternité d’un établissement hospitalier en France.

L’ouverture du procès sur le miracle présumé de Jean Paul II est «imminente», a déclaré Mgr Oder sur les ondes de la Rai. «Je ne veux cependant pas encore en parler car c’est une chose trop engageante», a-t-il toutefois précisé. Interrogé fin décembre 2005 par I.MEDIA, l’agence partenaire de l’Agence Apic à Rome, le jeune prélat polonais avait expliqué que le secret maintenu autour du miracle, sélectionné parmi les nombreux témoignages envoyés à la postulation de la cause par courrier ou par mail, avait pour but de laisser les personnes concernées travailler sans pression extérieure.

Cependant, le postulateur de la cause de béatification de Jean Paul II a révélé le 29 janvier que la religieuse miraculée, âgée, «avait été guérie d’une maladie qui était tellement visible, aussi dans la dernière partie de la vie de Jean-Paul II». Dans les douze dernières années de sa vie, le pape polonais souffrait on le sait de la maladie de Parkinson.

Une guérison «scientifiquement inexplicable»

Mgr Oder a en outre indiqué que la «religieuse avait consacré toute sa vie au service des nouveaux-nés» jusqu’à ce que la maladie la force à abandonner son service. La guérison, scientifiquement inexplicable, «s’est passée dans l’environnement dans lequel la vie est accueillie, gardée et servie», a-t-il ajouté.

Le prélat polonais a en outre confirmé que la guérison avait eu lieu en France. En novembre dernier, Mgr Stanislas Dziwisz avait affirmé, au sujet de la sélection d’un miracle effectué par Jean Paul II après sa mort, «il n’y a pas de problèmes avec les miracles parce qu’il y en a beaucoup, vraiment beaucoup». «Ils ont préféré la France peut-être parce que c’est un pays auquel on ne s’attendait pas», avait-il encore confié. A la fin de l’année, I.MEDIA/Apic précisaient que la religieuse mourante avait été guérie alors que, à son chevet, les soeurs de sa communauté priaient Jean Paul II et qu’elle avait été sauvée après quatre jours de prière. Le miracle aurait eu lieu peu de temps après la mort du pape, le 2 avril 2005.

Par ailleurs, le procès rogatoire devrait se conclure le 1er avril prochain à Cracovie, en Pologne. Ces conclusions seront alors remises au tribunal de Rome, qui poursuivra l’audition des témoins, pour une durée encore indéterminée. En attendant, l’avancée de la postulation peut être suivie sur le site du vicariat de Rome:http://www.vicariatusurbis.org. (apic/imedia/ar/vb)

30 janvier 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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