Le pape a envoyé des missionnaires dans l’ancien bloc soviétique

Rome: Benoît XVI invité par le président du Land de Thuringe, ex Allemagne de l’Est

Rome, 30 janvier 2006 (Apic) Benoît XVI s’est montré favorable à l’invitation que lui a faite le président du Land de Thuringe. Dieter Althaus était reçu en audience au Vatican, dans la matinée du 30 janvier 2006. Durant cet entretien, le pape a manifesté son grand intérêt pour la situation de l’ex Allemagne de l’Est.

Benoît XVI a reçu le président de la Thuringe Dieter Althaus pendant 25 minutes dans la bibliothèque du deuxième étage du palais apostolique au Vatican. A cette occasion, le président et représentant de la CDU (Union démocrate chrétienne) a invité le pape à se rendre dans son Land, ce à quoi le pape a répondu positivement. Interrogé par des journalistes à l’issue de la rencontre, le ministre-président a affirmé que Benoît XVI était «vraiment décidé à venir; peut-être l’année prochaine». En effet, a-t-il expliqué, il n’est pas possible cette année «d’insérer une étape de plus au voyage qu’il fera en Allemagne en septembre, car tout est déjà préétabli».

Par ailleurs, durant la rencontre, Benoît XVI s’est montré particulièrement intéressé par l’évolution de la région depuis la réunification de l’Allemagne en 1990. Pour le pape, la Thuringe est «un pont entre l’Est et l’Ouest», un pont entre deux façons de penser, a rapporté Dieter Althaus, qui s’est dit étonné par la connaissance de Benoît XVI concernant cette région.

Se manifester là où la déchristianisation est forte

Le pape et Dieter Althaus ont parlé de questions économiques, de la globalisation, de l’insertion des marginaux et de l’éducation, notamment dans les écoles catholiques. Benoît XVI a souligné qu’il était important que les chrétiens se manifestent là où la déchristianisation est forte. Il a ainsi confié avoir envoyé des religieux missionnaires en Thuringe comme dans d’autres régions de l’ancien bloc soviétique, afin de relancer l’évangélisation dans ces zones d’Europe anciennement communistes.

Concernant l’oecuménisme, le pape a insisté sur la nécessité de mettre en avant les points communs entre les chrétiens. Le président de la Thuringe a relevé que le dialogue entre les différentes confessions religieuses consistait davantage en un dialogue entre croyants et non-croyants qu’entre catholiques et protestants. Alors qu’avant la Seconde guerre mondiale, 90% des Thuringiens étaient protestants, ils ne sont désormais plus que 20% à appartenir à cette confession.

Les deux hommes ont en outre parlé de projets communs à développer entre l’Etat et l’Eglise autour d’actions sociales, comme dans les hôpitaux ou les écoles.

La Thuringe, située en plein coeur de l’Allemagne, fut autrefois l’un des grands centres culturels du pays. Ses célèbres villes comme Weimar, capitale du classicisme allemand, et Erfurt, attirèrent des hommes comme Bach, Luther, ou encore Goethe et Schiller. Erfurt a été élue capitale culturelle de l’Europe en 1999. (apic/imedia/ar/vb)

30 janvier 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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