Le syndic Bourgknecht déplore qu’il n’y ait pas eu de bénédiction

Fribourg: Le recteur Altermatt ouvert à une cérémonie oecuménique à l’uni de Pérolles 2

Fribourg, 15 février 2006 (Apic) Mis sous pression par les reproches qui fusent du côté catholique notamment, le recteur Urs Altermatt se dit ouvert à une cérémonie dans les bâtiments universitaires de Pérolles 2, pour autant qu’elle soit oecuménique. Le syndic de Fribourg, interrogé par le quotidien romand «Le Matin» du 15 février, trouve «regrettable qu’il n’y ait pas eu de bénédiction».

Jean Bourgknecht, qui avait signé en décembre une pétition en faveur d’une bénédiction du nouveau bâtiment de l’université, s’est exprimé pour la première fois sur le conflit qui oppose le rectorat et l’Eglise catholique. «Cette bénédiction se donne à chaque fois qu’un bâtiment public s’achève, affirme l’élu PDC au «Matin». De plus, l’Uni de Fribourg est de tradition catholique. Il n’y a pas à avoir honte de son héritage chrétien. Une bénédiction n’aurait été en aucun cas une insulte ou un manque de respect envers les autres religions.» Ajoutant: «Si de nombreux étudiants choisissent Fribourg, c’est aussi à cause de cet héritage spirituel».

Le recteur Urs Altermatt a été accusé par l’abbé Rickenmann, secrétaire général de la Conférence des évêques suisses (CES), d’adopter une attitude visant à éliminer les derniers signes catholiques qui restent à l’université. Il a également été traité de «ancien soixante-huitard» menant un «Kulturkampf privé» par la CES. En accord avec la conseillère d’Etat Isabelle Chassot, le recteur se déclarait hier ouvert à une cérémonie, pourvu qu’elle ne soit pas strictement catholique, mais oecuménique, selon «Le Matin».

Inauguré le 28 octobre dernier, le site universitaire de Pérolles 2 n’avait pas fat l’objet d’une bénédiction. Le rectorat avait justifié cette décision en soulignant que l’université n’était pas catholique. Le secrétaire général du rectorat Daniel Schoenmann avait ajouté dans la presse que la présence d’une chapelle catholique sur le site de Miséricorde était «tolérée», bien qu’anticonstitutionnelle.

Mgr Bernard Genoud et la Conférence des évêques suisses (CES) ont par la suite critiqué ces tentatives de nier les liens qu’entretiennent l’Université de Fribourg et l’Eglise catholique. Ils ont évoqué l’idée de retirer la quête annuelle des catholiques de Suisse à l’Uni de Fribourg, dont le montant était de 548’000 en 2004. (apic/lematin/bb)

15 février 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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