Et l’application du droit dans le pays
Rome : Benoît XVI demande aux autorités nigérianes d’assurer la paix
Rome, 21 février 2006 (Apic) Benoît XVI a demandé aux autorités du Nigeria d’assurer la paix et l’application du droit dans le pays. C’est ce qui ressort du télégramme de condoléances, signé du cardinal secrétaire d’Etat du Saint-Siège Angelo Sodano, adressé le 19 février 2006 aux autorités ecclésiastiques et civiles du Nigeria. Ce télégramme a été rendu public le 21 février.
Suite à l’affaire des caricatures du prophète Mahomet, des manifestations ont fait seize morts au Nigeria, dont un prêtre catholique, le père Michael Gajere, le 18 février. Des églises ont aussi été brûlées. Le 20 février, pour juguler la violence, le gouvernement a décidé d’interdire les manifestations.
Dans un télégramme en anglais, le pape a encouragé les autorités «dans leurs efforts pour assurer la paix et promouvoir le gouvernement par la loi, ce que souhaitent toutes les personnes de bonne volonté». «Attristé par les conséquences tragiques des récentes violences dans le nord du Nigeria», Benoît XVI a assuré les victimes et leurs familles, en particulier celle de Michael Gajere, de sa proximité. Enfin, le souverain pontife a prié pour «les personnes engagées pour assurer la sécurité».
Recevant le 20 février Ali Achour, nouvel ambassadeur du Maroc près le Saint-Siège, Benoît XVI a pour la première fois commenté longuement et personnellement la publication des caricatures et les violences qui en découlent. «Il est nécessaire et urgent que les religions et leurs symboles soient respectés, et que les croyants ne soient pas l’objet de provocations blessant leur démarche et leurs sentiments religieux», avait alors déclaré le pape. «Cependant, l’intolérance et la violence ne peuvent jamais se justifier comme des réponses aux offenses, car ce ne sont pas des réponses compatibles avec les principes sacrés de la religion»
Le remède, pour Benoît XVI, est le «respect des convictions et des pratiques religieuses d’autrui, afin que, de manière réciproque dans toutes les sociétés, soit réellement assuré pour chacun l’exercice de la religion librement choisie». (apic/imedia/hy/vb)




