Briser la chaîne de la violence

Brésil : Des initiatives de paix, soutenues par l’Eglise, contre les armes légères

Porto Alegre, Brésil, 21 février 2006 (Apic) Lors de la 9e Assemblée du Conseil OEcuménique des Eglises (COE), le contrôle de la violence engendrée par les armes légères et de petit calibre a été abordé par les différentes Eglises présentes à Porto Alegre. Il s’agit de d’intervenir au niveau des enfants et les adolescents.

«Prévenir la violence causée par les armes légères et instaurer la paix parmi les jeunes, n’est pas seulement possible, mais utile», estime Salpy Eskidjan, initiatrice du réseau «Paix dans la ville», et du Réseau oecuménique sur les armes légères. (ENSA). S’exprimant le 18 février lors d’une conférence de presse dans le cadre de la 9e Assemblée du (COE), à Porto Alegre, du 14 au 23 février, Salpy Eskidjian a mis l’accent sur les initiatives en faveur de la paix en Sierra Leone et au Brésil. Chaque semaine, plus de 10’000 personnes perdent la vie; les armes légères sont utilisées dans le cadre de guerres, de crimes, de la violence domestique et des suicides. Selon le réseau oecuménique ENSA, mis sur pied par le COE, les enfants et les adolescents sont parmi les plus vulnérables.

En Sierra Leone, un programme local – «Armes pour le développement» – aide à promouvoir «la paix et la sécurité». D’après Florella Hazeley, du Réseau de la Sierra Leone sur les armes légères, un million d’armes à feu seraient disséminées dans le pays après le conflit qui a duré 11 ans et s’est terminé en 2002. Parmi ses priorités, le COE a inscrit le soutien d’initiatives en faveur de la paix et des campagnes de désarmement soutenues par les Eglises, pour aider à briser la chaîne de l’approvisionnement et de la demande d’armes légères qui sont facilement transportables et du commerce illicite d’armes légères. Les initiatives s’inscrivent dans le cadre de la Décennie «vaincre la violence», lancée en 2001.

Les organisateurs des campagnes visant à contrôler les armes légères ont souligné que la Fédération des scientifiques américains estime la vente des armes légères à 34,5 milliards de dollars EU. Selon la Fédération, les armes légères et de petit calibre sont responsables de la mort de quelque 500’000 personnes par an, et sont introduites en contrebande par-delà les frontières. Le programme «Armes pour le développement» en Sierra Leone invite les villageois à rendre leurs armes à la police, qui accorde au village la mention «exempt d’armes». Le Programme des Nations Unies pour le développement donne alors à chaque communauté 20’000 dollars EU (environ 16’500 euros) pour soutenir des programmes de développement. (apic/eni/vb)

21 février 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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