Il est le 4e Italien de suite à jouer ce rôle

Rome: Le cardinal Marco Cè prêchera dès dimanche les exercices spirituels à la curie

Rome, 3 mars 2006 (Apic) Le cardinal Marco Cé prêchera cette année les exercices spirituels de carême de la curie romaine. Benoît XVI a choisi le patriarche émérite de Venise pour méditer sur le thème : «Marchant vers Pâques avec Jésus, guidés par l’évangéliste saint Marc». Ses quinze méditations s’appuieront donc sur les écrits de son saint patron, qui est aussi celui de la Cité des Doges.

Prêchés en italien, les exercices spirituels de la curie romaine commenceront par une méditation introductive le dimanche 5 mars, à 18h. Les membres de la curie se retrouveront alors avec le pape dans la chapelle ’Redemptoris Mater’ du palais apostolique pour la célébration des vêpres, suivie de l’adoration et de la bénédiction eucharistiques.

Le cardinal Marco Cé, choisi par Benoît XVI pour conduire ces exercices spirituels, est le quatrième Italien de suite à jouer le rôle des prédicateurs ignaciens au Vatican, en début du carême. Le pape connaît personnellement le patriarche émérite de Venise (1978-2002), qui a fêté ses 80 ans le 8 juillet dernier, et a ainsi pris part au conclave d’avril 2005. De sensibilité ’montinienné (de la famille spirituelle de Paul VI), Marco Cè est docteur en théologie dogmatique et grand connaisseur des Ecritures saintes.

La valeur spirituelle de la personne

Ce sont souvent des personnalités appelées plus tard à des responsabilités importantes qui sont sollicitées pour les exercices de carême. Ainsi, le cardinal Karol Wojtyla les avait prêchés en 1976 tout comme le cardinal Joseph Ratzinger en 1983. Mais ce qui compte aux yeux du pape, qui nomme le prédicateur des exercices, est la valeur spirituelle de la personne. Choisir un prélat d’un certain âge est aussi une façon de manifester sa gratitude et son adhésion pour son oeuvre.

Institués en 1929 par Pie XI, les exercices spirituels inspirés de la spiritualité ignacienne (de saint Ignace de Loyola) avaient lieu à l’origine la première semaine de l’avent, le temps de préparation à Noël. Paul VI, élu en juin 1963, décida de les repousser à la première semaine de février 1964 pour des raisons de commodité. Depuis, la première semaine de carême leur a toujours été réservée. (apic/imedia/ar/pr)

3 mars 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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