Australie: Réfugiés: le gouvernement passe à la caisse pour abus
Sydney, 3 mars 2006 (Apic) Un jeune iranien de 11 ans, Shayan Badraie, enfermé à l’âge de 5 ans dans des centres de détention pour réfugiés en Australie pendant 24 mois, a obtenu un dédommagement de 297’000 dollars pour troubles psychologiques, versés par le gouvernement de Canberra. Ce dernier a ainsi ouvertement admis pour la première fois que les conditions de réclusion dans ce type de pénitencier peuvent avoir de lourdes conséquences sur la santé physique et mentale des réfugiés, en particulier pour les mineurs. Comme l’a expliqué son avocat Rebecca Gilsenan, l’enfant a passé une période – de 2000 à 2002 – dans le centre de Woomera, puis dans celui de Villawood à Sidney, où il a assisté à des bagarres, des tentatives de suicide et des grèves de la faim. Des désordres mentaux, une forme de stress post-traumatique et de dépression lui ont été diagnostiqués. Il va actuellement à l’école à Sidney, mais a encore besoin de soins médicaux. Quant aux membres de sa famille, ils ont obtenu des permis permanents de résidence. Depuis juillet dernier, l’exécutif de Canberra, artisan pendant des années d’une ligne dure contre les réfugiés, a aboli l’obligation de réclusion des immigrés clandestins accompagnés d’enfants. (apic/misna/pr)




