Trois catholiques accusés d’être impliqués dans des troubles

Indonésie: Message de compassion de Benoît XVI à trois condamnés à mort en Indonésie

Jakarta, 22 mars 2006 (Apic) Selon la nonciature apostolique de Jakarta, capitale de l’Indonésie, le pape Benoît XVI a transmis un message de compassion à trois catholiques indonésiens de l’île des Célèbes qui attendent d’être exécutés. En Afghanistan, l’inquiétude est également grande pour le sort d’un chrétien, coupable de s’être converti. Peine encourue: la peine capitale.

Ces trois hommes ont été écroués sous l’accusation d’être impliqués dans les violences qui ont opposé chrétiens et musulmans dans cette région et qui se sont soldées par le mort d’au moins un millier de personnes en 2000 et 2001. «Il ne s’agissait pas d’une lettre spéciale, seulement d’un message d’union», a commenté un responsable de la Nonciature.

Selon l’Agence France presse, le message du pape a été transmis par Mgr Josef Suwatan, l’évêque de la ville de Manado (nord des Célèbes), qui a rendu visite aux trois condamnés qui clament leur innocence dans leur prison de Palu (centre de l’île).

Inquiétude en Afghanistan aussi pour le sort d’un chrétien

Autre inquiétude: des voix se font également largement entendre ces derniers jours sur le sort d’Abdul Rahman, un Afghan emprisonné il y a deux semaines après avoir été dénoncé par des proches à la police s’être converti au christianisme. L’accusé a abandonné l’islam pour le christianisme il y a 16 ans, alors qu’il travaillait pour une ONG chrétienne à Peshawar (Pakistan). Il risque la peine de mort selon les lois en vigueur en Afghanistan.

Sollicitée pour qu’elle intervienne, la présidence afghane a indiqué mercredi qu’il appartenait à la seule justice de décider du sort d’un Afghan converti au christianisme, passible de la peine de mort selon la loi islamique, tout en réaffirmant son soutien au respect des droits de l’homme dans le pays.

«Cette affaire a été portée sur le terrain judiciaire par la famille de l’accusé, et doit être traitée par le seul pouvoir judiciaire, qui est indépendant», a déclaré Khaleeq Ahmad, porte-parole de la présidence afghane, cité par l’Agence France presse.

La charia, ou loi de l’islam, interdit à tout musulman de se convertir à une autre religion, sous peine d’être exécuté. La constitution de la République islamique d’Afghanistan, adoptée en janvier 2004, stipule de son côté qu’»aucune loi ne peut être contraire aux principes» de la charia. (apic/ag/pr)

22 mars 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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