La communauté interreligieuse traite de l’hospitalité

Suisse: Rencontre annuelle d’Iras Cotis

Bienne, 29 mars 2006 (Apic) La Rencontre annuelle de la communauté de travail interreligieuse en Suisse IRAS COTIS a eu lieu dimanche 26 mars à Bienne. Environ 120 membres de différentes religions y ont participé. La rencontre était consacrée à «L’hospitalité d’un point de vue religieux».

La rencontre annuelle de la Communauté de travail interreligieuse en Suisse IRAS COTIS s’est déroulée à Bienne dimanche 26 mars, rapporte le communiqué de l’association. Deux exposés ont traité particulièrement du thème de la journée : L’hospitalité dans les religions. Christine Lienemann, professeur à la Faculté de théologie à l’Université de Bâle a traité de L’hospitalité des différentes cultures tout autour du monde, et Shafique Keshavjee, écrivain et professeur à l’Université de théologie de Genève s’est penché sur Les rencontres interreligieuses: entre l’hospitalité et hostilité. La manifestation a été organisée en collaboration avec le Centre de formation pour des questions d’actualité à Bienne et «La table ronde des religions de Bienne», composée des représentants des cinq religions mondiales.

Représentants des cinq religions mondiales

Lors de ses voyages en Asie, en Afrique ou en Amérique du Sud, Christine Lienemann a pu se rendre compte de la conception particulière de l’hospitalité dans les différentes cultures, rapporte l’association. «Pour les Africains l’hospitalité est le centre vital de leur culture», a rappelé la conférencière. «Lorsqu’un invité arrive, on ne recule devant ni aucun renfort ni aucune dépense et on lui consacre toute la journée».

Shafique Keshavjee, très impliqué dans le dialogue interreligieux, a relevé que c’est une même racine indo-européenne – host – qui a donné les mots de hospitalité et de hostilité. Il a aussi mis l’accent sur l’ambivalence de l’hospitalité. «Dans leurs textes tous les fondateurs de religion mettent en garde contre l’accueil d’étrangers et de pratiques étrangères», a-t-il expliqué.

Shafique Keshavjee fait partie des initiateurs de la maison de «l’Arzillier» à Lausanne, destinée au dialogue interreligieux. Il a lui-même fait de nombreuses expériences et sait que «l’hostilité doit d’abord être surmontée mais que la cohabitation avec d’autres cultures et d’autres religions peut s’avérer belle et enrichissante».

Fatima Simon, de Bienne, a présenté «Mitten unter euch» (« Au milieu de vous »), un projet de la Croix Rouge Suisse initié à Zurich en 1993. Pendant une période de 6 mois, des enfants de familles émigrées sont invités une fois par semaine dans une famille suisse. Des enfants suisses visitent également «leur» famille émigrée. A Bienne, 350 enfants ont participé avec succès à ce projet. En outre se sont présentées différentes institutions comme: Tamilen-Treff (Centre de rencontre des Tamouls) à Berne, parmi d’autres. La manifestation a rassemblé 120 personnes s’est terminée de façon interreligieuse avec des bénédictions inspirées par un «Tsok» tibétain.

L’assemblée générale avait préalablement eu lieu le matin. Une exposition autour des religions du monde peut encore être vue jusqu’au 10 avril, place centrale, Bienne. La communauté de travail interreligieux en Suisse (IRAS COTIS) a été fondée en 1992. Elle s’emploie au respect et à la tolérance entre les différentes communautés religieuses. (apic/com/vb)

28 mars 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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