Et à la lutte contre les inégalités et la corruption

Brésil: L’Eglise brésilienne appelle au changement

Brasilia, 4 avril 2006 (Apic) L’Eglise catholique du Brésil se déclare insatisfaite du développement des inégalités et de la corruption. Elle appelle à un changement à quelques mois des élections générales d’octobre

«Personne n’est satisfait», aux yeux du président de l’épiscopat, Mgr Geraldo Majella, archevêque de Salvador de Bahia. Il souligne toutefois que la Conférence nationale des évêques du Brésil (CNBB) «n’a pas de parti et ne soutient aucun candidat».

Les élections générales du 1er octobre prochain (présidentielle, gouverneurs, députés fédéraux et un tiers du sénat) sont «l’occasion de revoir le processus politique en marche», a estimé le président de la CNBB qui regroupe plus de 300 évêques dans le plus grand pays catholique du monde.

Mgr Majella s’exprimait à l’occasion du lancement du document «Orientations de la CNBB» pour les élections d’octobre 2006, dans lequel les évêques proposent des «critères de discernement pour le processus électoral». Le document condamne notamment le néolibéralisme, la corruption, le crime organisé, le chômage et le manque de participation populaire dans les grandes décisions politiques.

Les évêques brésiliens constatent néanmoins certaines améliorations dans certains secteurs sociaux, notamment pour les plus pauvres, mais, ajoutent-ils, la concentration de la production de richesses entre les mains d’un petit nombre s’accroît. Selon les évêques la cause de l’aggravation des inégalités provient de «l’adoption de politiques du système capitaliste néolibéral» et non «des politiques publiques des dirigeants actuels».

Le Brésil, affirment encore les évêques, est placé devant «le défi de combattre la corruption politique qui se nourrit de l’impunité» et «utilise les structures du pouvoir public au bénéfice d’intérêts privés». (apic/ag/pr)

4 avril 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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