Qui ne supporte pas les bénédictions de couples homosexuels

Suède: L’Eglise de Suède veut renouer avec l’Eglise orthodoxe

Uppsala/Genève, 13 avril 2006 (Apic) Un responsable de l’Eglise de Suède a exprimé l’espoir que l’Eglise orthodoxe russe renouera les relations bilatérales qu’elle a elle-même suspendues.

Après que l’Eglise suédoise eut décidé d’autoriser un service de bénédiction pour les couples du même sexe liés par un partenariat civil, l’Eglise orthodoxe russe a suspendu les relations bilatérales qu’elle entretenait avec l’Eglise luthérienne de Suède.

«Nous regrettons que l’Eglise orthodoxe russe en soit venue à prendre cette décision. Ceci a ’interrompu’ notre coopération bilatérale», a déploré Inger Aasa-Marklund, chargée des relations internationales et oecuméniques du diocèse de Lulea dans le Nord de la Suède. «Nous espérons qu’il sera possible de les reprendre à l’avenir.»

Le diocèse collabore depuis plus de 10 ans avec le diocèse orthodoxe de Mourmansk-Montjegorsk, au Nord de la Russie, dans plusieurs domaines – entre autres, les écoles du dimanche, la protection de l’environnement, les camps de jeunes, et des visites régulières de délégations. C’est ce que rapporte Lutheran World Information (LWI), service d’information de la Fédération luthérienne mondiale (FLM), le 12 avril.

Mais deux camps de vacances prévus en avril pour les enfants russes en Suède ont été annulés par l’Eglise russe, ainsi qu’un projet de voyage de membres du diocèse de Lulea à l’occasion de la célébration de la Pâque russe à Mourmansk le 23 avril.

L’Eglise orthodoxe russe a critiqué la décision de l’Eglise suédoise d’introduire un service de bénédiction pour les couples du même sexe liés par un partenariat civil. Ce genre de PACS, à ses yeux, «sape les bases morales de la civilisation européenne».

Pourtant, selon Inger Aasa-Marklund, les contacts entre les deux Eglises se poursuivent sous les auspices du Conseil des Eglises chrétiennes de la région de la mer de Barents, un groupe de diocèse luthériens et orthodoxes de Finlande, de Norvège, de la Fédération russe et de Suède. Selon le responsable du département de théologie de l’Eglise de Suède, Goeran Moeller, les critiques émises par l’Eglise orthodoxe russe sont prises au sérieux. Mais ceci ne signifie pas que l’Eglise va interrompre la préparation d’une liturgie pour la bénédiction des partenariats légalement reconnus.

«L’option d’un acte facultatif de bénédiction pour les couples dont le partenariat a été enregistré par une autorité civile est proposée par l’Eglise de Suède depuis 1995, même si c’est dans le contexte plus privé de l’accompagnement pastoral», a expliqué Goeran Moeller. Mais ce qui serait nouveau, a-t-il précisé, ce serait la reconnaissance plus explicite d’un acte de l’Eglise, lors d’un culte.

Environ 77% des 9 millions d’habitants du pays sont membres de l’Eglise de Suède. (apic/eni/vb)

14 avril 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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