Maroc: Premières femmes spécialisées dans la jurisprudence en islam

Les»mourchidates»marocaines promues

Rabat, 18 avril 2006 (Apic) Un groupe de femmes marocaines a suivi une formation spécialisée dans la Fiq (la jurisprudence dans l’Islam) aux côtés de 200 futurs imams, au centre de formation des imams de Rabat. Les «mourchidates» (femmes imams) ont pour mission d’encadrer l’enseignement religieux auprès des populations et des imams de l’ancienne génération.

Souvent diplômées de l’enseignement supérieur, ces femmes ont suivi la formation sur la jurisprudence dans l’islam avec 200 futurs imams de mosquées. Les nouveaux imams constituent le premier groupe de prédicateurs, une nouvelle génération dans le royaume. Selon Radio France internationale (Rfi), ces femmes seront recrutées comme cadres du département du ministère des affaires islamiques qui a financé la formation.

La formation qui vient de s’achever, selon les autorité marocaines, vise à» combler les lacunes du système d’enseignement défaillant et à proposer une nouvelle conception religieuse.»Dans ce pays musulman, l’islam est la religion d’Etat et les sermons des imams sont surveillés depuis les attentats islamistes de mai 2003 à Casablanca.(/Apic/Ibc/thk)

Premier anniversaire de l’élection de Benoît XVI

Il y a un an, le conclave et ses fuites

Rome, 18 avril 2006 (Apic) Le 19 avril 2005 à 17h50, après seulement quatre scrutins, la fumée blanche de la chapelle Sixtine annonçait l’élection du cardinal Joseph Ratzinger, qui prendra le nom de Benoît XVI.

Le 18 avril à 17h30, s’ouvrait le conclave pour l’élection du successeur de Jean Paul II qui devenait ainsi le 265e pape de l’histoire de l’Eglise catholique. Quelques mois plus tard, des fuites concernant le déroulement du vote étaient publiées dans la presse italienne.

Au soir du 18 avril 2005, 115 des 117 cardinaux de moins de 80 ans s’étaient rassemblés pour l’ouverture du conclave. Conformément à l’Ordo Rituum Conclavis, le cardinal Ratzinger, doyen du collège cardinalice, avait présidé la prière inaugurale. Les scrutins s’étaient ensuite déroulés à huis clos, les cardinaux ayant juré de garder le secret absolu sur le déroulement de l’élection.

C’est le lendemain, le 19 avril 2005 à 17h50, après seulement quatre votes, que la fumée blanche sortait de la cheminée placée sur le toit de la chapelle Sixtine. Puis, le cardinal protodiacre Jorge Medina Estevez apparaissait à la loggia de la basilique Saint-Pierre pour annoncer aux fidèles le nom de leur nouveau pape : Benoît XVI. A 18h47, le nouveau pape apparaissait à son tour et, lors de sa première intervention, se qualifiait de «simple et humble travailleur de la vigne du Seigneur». Benoît XVI était le cinquième Allemand à monter sur le trône de saint Pierre, le dernier ayant été Victor II, élu presque exactement 950 ans auparavant, le 16 avril 1055.

Le rôle du cardinal Ratzinger

Jusqu’alors doyen du collège cardinalice, le cardinal Ratzinger avait eu un rôle capital pendant la période de ’pré-conclave’. Il avait notamment présidé la messe des funérailles de son prédécesseur Jean Paul II et les congrégations générales des cardinaux. Le conclave conduisant à l’élection de Benoît XVI a été l’un des plus courts depuis le siècle dernier. Pie XII a été élu en 1939 après trois scrutins en deux jours, et Jean-Paul Ier, en 1978, après trois scrutins en un seul jour.

Quelques mois après le conclave, la revue italienne de géopolitique Limes avait publié dans son édition du 23 septembre 2005 le ’journal de bord’ d’un cardinal anonyme, révélant des secrets sur les favoris pour le trône de saint Pierre. Selon ces indiscrétions, le cardinal allemand aurait été mis en danger lors des différents votes par le cardinal argentin Jorge Mario Bergoglio. Au terme du conclave, les deux hommes auraient obtenu respectivement 84 et 26 voix.

Le cardinal Medina Estevez, qui avait prononcé la célèbre formule ’Habemus papam’ le jour de l’élection de Benoît XVI, avait alors jugé ces révélations «extrêmement désagréables». «Je note que c’est une nouvelle qui parait de manière anonyme, ce qui n’est pas noble», avait-il brièvement commenté.

Logiquement tenus au secret par la constitution apostolique Universi Dominici gregis, certains des 115 cardinaux électeurs avaient déjà livré à la presse des indications sur le déroulement du conclave, mais sans grandes précisions. Pourtant, les 140 cardinaux réunis le 13 avril 2005 au matin pour la 9e Congrégation générale s’étaient en particulier penchés sur le secret à garder au cours du conclave. (apic/imedia/cp/vb)

18 avril 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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