Sept ans de travail, pour un coût de 4,3 millions de dollars

Pays de Galles: Rédaction à la main d’une version complète et enluminée de la Bible

Londres, 30 avril 2006 (Apic) Pour la première fois depuis l’invention de la presse à imprimer en Europe au 15e siècle, l’un des calligraphes occidentaux les plus connus est en train, depuis son studio du Pays de Galles, d’illustrer une version complète et enluminée de la Bible. Ce projet, d’une durée de 7 ans, coûte 4,3 millions de dollars.

Donald Jackson, scribe du bureau de la couronne de Sa Majesté la reine Elisabeth auprès de la chambre des Lords, se consacre depuis cinq ans à l’exécution de ce projet, relate l’agence oecuménique ENI. L’ouvrage est connu sous le nom de «la Bible de Saint John», d’après l’Université Saint John, dans l’Etat du Minnesota, aux Etats-Unis, qui l’a commandé.

De son atelier au Pays de Galles, Donald Jackson supervise le travail des scribes, artistes et artisans qui collaborent à ce projet d’écriture et d’enluminure d’une Bible de 1’150 pages, soit sept volumes. «J’ai l’habitude de prendre un gros pinceau, de le tremper dans l’encre et de commencer», explique Donald Jackson. «Ces marques me donnent une source d’inspiration pour la pièce et le thème essentiel. C’est alors que je me consacre aux détails.»

Donald Jackson reçoit les instructions sur les passages choisis qui devront être illustrés à la plume d’oie sur du vélin de la part d’une commission d’experts, d’historiens et d’artistes. Les encres produites à base d’argent, d’or et autres minéraux précieux broyés à la main sont utilisées pour l’illustration.

Pour la première fois depuis le début du projet, des pages de cette Bible illustrée à la main ont été exposées hors des Etats-Unis au Victoria and Albert Museum, à Londres. L’exposition présente des sélections des «Prophètes», le quatrième volume de l’ouvrage.

60 centimètres sur 90

La Bible, reliée en bois de chêne gallois, restera à Collegeville, dans le Minnesota, dans l’Université de Saint John. Une fois ouverte, elle mesurera 60 centimètres de haut et 90 centimètres de large. Les illuminations faites à la main montrent les Ecritures dans une perspective ancienne et moderne, se référant entre autres à la science, à l’espace et à la technologie. «Les manuscrits enluminés ont toujours marqué le temps et le lieu dans lesquels ils ont été créés, et cette Bible sera le reflet de notre monde au début du 21e siècle pour les générations futures», a expliqué frère Dietrich Reinhart, président de l’Université Saint John. (apic/eni/bb)

30 avril 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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