300’000 personnes d’une centaine de mouvements attendues
Rome: Second Rassemblement international de laïcs de l’Eglise catholique
Rome, 30 mai 2006 (Apic) Près de 300’000 personnes sont attendues samedi, veille de la Pentecôte, Place Saint-Pierre, dans le cadre du 2e congrès mondial des mouvements ecclésiaux. Celui-ci se tiendra à Rocca di Papa (aux environs de Rome), du 31 mai au 2 juin et sera suivi d’une veillée avec Benoît XVI, Place Saint-Pierre, dans la soirée du 3 juin.
Parmi ces mouvements de laïcs et communautés nouvelles de l’Eglise, on note l’Opus Dei, les Focolari, Communion et Libération, les mouvements néocatéchuménal.
Le pape s’adressera samedi à 16H00 Place Saint-Pierre aux congressistes et aux pèlerins qui se seront joints à eux.
Outre un fort contingent d’Italiens sont attendues 30’000 personnes venant d’autres pays d’Europe, 5’000 d’Amérique latine, 450 d’Afrique, 300 d’Asie et 100 d’Océanie, a indiqué mardi le conseil pontifical pour les laïcs.
Le premier rassemblement mondial des mouvements et communautés de l’Eglise catholique avait eu lieu le 30 mai 1998 à l’initiative du pape Jean Paul II.
Si les nouvelles communautés doivent «s’insérer dans le tissu local» avec un esprit «d’humble service», les évêques doivent aussi les accueillir «avec une cordialité paternelle», a déclaré le 30 mai Mgr Stanislas Rylko, président du Conseil pontifical pour les laïcs, lors d’une conférence de présentation de ce rendez-vous.
«La dimension humaine de la vie de l’Eglise nécessite parfois du temps pour découvrir et redécouvrir le don reçu», a expliqué Mgr Rylko, interrogé sur les tensions parfois existantes entre l’Eglise institutionnelle dans un diocèse et les nouvelles communautés qui y voient le jour. Le chef de dicastère s’est ainsi voulu optimiste, signalant que de plus en plus d’évêques du monde entier venaient lui rendre visite à l’occasion de leur visite Ad Limina à Rome. Cela manifeste «la croissance de la conscience que ces réalités sont un don à accueillir avec gratitude et responsabilité».
L’archevêque polonais a toutefois reconnu que «là où est la vie, naissent aussi des tensions». Pour lui, les pasteurs et les laïcs «doivent les résoudre» par le dialogue. Et de rappeler que «Jean Paul II nous a laissé une règle très importante sur la façon dont ces nouvelles communautés doivent s’insérer dans le tissu local», règle d’ailleurs reprise par Benoît XVI.
Une centaine de mouvements
L’archevêque polonais a par ailleurs tenu à préciser que c’était «le pape lui-même qui avait suggéré l’idée» de la rencontre du 3 juin, lors de la première audience qu’il lui avait accordée en tant que pape, le 14 mai 2005.
Lors de la conférence de presse, est aussi intervenu Mgr Josef Clemens, secrétaire du Conseil pontifical pour les laïcs, qui s’est davantage arrêté sur le congrès de Rocca di Papa, sur le thème de «la beauté d’être chrétiens et la joie de la communiquer». Au total, plus de 100 mouvements seront représentés, soit plus du double de celui de 1998. Seront aussi présents à cette rencontre pour la première fois, 8 observateurs oecuméniques. Il s’agit de personnalités «de haut niveau» envoyées par la communauté anglicane, la fédération luthérienne mondiale, le patriarcat orthodoxe de Moscou, l’Eglise arménienne, le Conseil mondial des Eglises et d’autres Eglises ou confessions chrétiennes, a rapporté le sous-secrétaire du Conseil pour les laïcs, Guzman Carriquiry.
Le congrès à Rocca di papa sera par ailleurs marqué par l’intervention des cardinaux Christoph Schönborn, archevêque de Vienne, Marc Ouellet, archevêque de Québec, et Angelo Scola, patriarche de Venise.
Le congrès prendra fin dans l’après-midi du 2 juin. Dans la soirée, les mouvements organiseront à Rome des veillées de prière dans les différentes basiliques et églises en vue de la rencontre du lendemain avec le pape. La veillée sera retransmise par la télévision italienne RAI 2. Parallèlement, plusieurs mouvements ne pouvant se rendre à Rome, se réuniront localement autour de leur évêque, comme au Chili et au Brésil. (apic/imedia/ag/ar/pr)




