L’invalidité psychique en question

Jura: Caritas Jura tiendra son assemblée générale mardi 6 juin à Delémont

Delémont, 31 mai 2006 (Apic) Caritas Jura tient son assemblée générale mardi 6 juin au centre paroissial L’Avenir à Delémont. A 20 h, le public est cordialement invité à participer à une conférence qui sera agrémentée de sketches, sur un thème d’une brûlante actualité: «Invalidité pour raisons psychiques, du statut de victime à celui de coupable !»

Les intervenants seront Nathalie Narbel, secrétaire générale de l’Association romande Pro Mente Sana et les artistes Gusti Pollak et Pierre Miserez. En 2004, l’invalidité psychique représentait la première cause d’invalidité provenant d’une maladie. Elle concernait 43,7% des rentes maladie pour les hommes et 48,2% pour les femmes. En outre, l’invalidité psychique reste surreprésentée chez les jeunes de 18 à 34 ans.

Jusqu’à la fin des années 90, les questions du «stress dans le monde du travail» et de «la dégradation de la santé psychique» étaient éludées par l’intervention de l’assurance invalidité (AI) qui a servi de solution de repli jusqu’à maintenant.

Le syndrome des caisses vides: les «pseudo-invalides» montrés du doigt

Mais, depuis que les caisses sont vides et la marmite prête à déborder, ce sont les gens concernés, souvent suspectés d’être des «pseudo-invalides», qui sont montrés du doigt. Dans ce domaine, les fronts se durcissent. Or, ce sont précisément les malades psychiques qui sont le moins bien armés pour faire face à ces fortes tensions. «Ils risquent de craquer définitivement ou de faire sauter la marmite !», relève Caritas Jura. (apic/sic/mr/be)

31 mai 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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