Passage de témoin le 31 août: colloque sur 178 ans de présence
Rome: Présence des religieuses du Sacré-Coeur au couvent de la Trinité-des-Monts
Rome, 8 juin 2006 (Apic) Un colloque, organisé du 9 au 11 juin 2006 à Rome, va revenir sur 178 ans de présence des religieuses du Sacré-Coeur au couvent et à l’église de la Trinité-des-Monts. Le 31 août prochain, les religieuses laisseront la place aux Fraternités monastiques de Jérusalem, comme le stipule l’accord du 12 juillet 2005 établi entre la France et le Saint-Siège.
Selon un livret distribué par les religieuses, le colloque s’ouvrira le 9 juin 2006 à 15h par une série de conférences présidées par la mère Clare Pratt, supérieure générale de la Société du Sacré-Coeur. De nombreux intervenants se succèderont alors pendant deux jours pour évoquer l’histoire de la congrégation, ses activités religieuses ou éducatives, ou encore les oeuvres d’art contenues dans le couvent. Le 10 juin, à 17h30, un concert d’orgue viendra clôturer le cycle d’interventions.
Le 11 juin, fête de la Sainte-Trinité, une messe sera célébrée par le cardinal Camillo Ruini, vicaire de Rome. Le comité d’honneur du colloque est composé de la supérieure générale de la Société du Sacré-Coeur, du cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon et titulaire de l’église, du cardinal vicaire de Rome Camillo Ruini, et de l’ambassadeur de France près le Saint-Siège, Bernard Kessedjian.
Avec cinq siècles d’histoire, le domaine de la Trinité-des-Monts est un lieu symbolique de la présence française au coeur de Rome. Le couvent fut fondé par les rois de France au début du XVIe siècle. C’est sur la colline du Pincio, sur les hauteurs de Rome, que l’ermite saint François de Paule, appelé au chevet du roi Louis XI, obtient de pouvoir construire un monastère pour l’ordre des Minimes, en remerciement.
A la Révolution, le couvent sera mis à sac et les Minimes sont dispersés. Le complexe religieux va alors être occupé par des artistes, parmi lesquels Ingres, Granet et Pinelli. Quelques années plus tard, en 1828, ce sont les religieuses du Sacré-Coeur, congrégation fondée par sainte Madeleine-Sophie Barat, qui seront choisies pour occuper les lieux.
Fondées par le père Pierre-Marie Delfieux en 1975, les Fraternités monastiques de Jérusalem, communautés religieuses d’hommes et de femmes, ont la particularité de vivre au coeur des villes. Moines et moniales consacrent leur vie à la prière mais exercent aussi, à mi-temps, un travail ordinaire. (apic/imedia/cp/pr)




