Avec une distinction cependant

Suisse: L’Eglise catholique-chrétienne bénira les couples homosexuels

Aarau, 11 juin 2006 (Apic) L’Eglise catholique-chrétienne bénira désormais les couples homosexuels unis par un partenariat, définissant deux formes de célébration clairement distinctes du mariage afin de ne pas remettre en question ce sacrement.

Le synode de l’Eglise catholique-chrétienne a accepté samedi cette nouvelle orientation à une large majorité à Aarau par 76 oui, 2 non et 5 abstentions. Cette église, qui compte 13’000 fidèles, devient la première en Suisse à reconnaître officiellement le partenariat des homosexuels.

Les deux rituels développés par la commission «Homosexualité et Eglise» seront testés durant les prochaines années. Le premier est un rituel indépendant qui pourra se dérouler dans une église ou un lieu privé. Le second est une bénédiction qui pourra être donnée dans le cadre du service religieux habituel.

Dans les deux cas, le prêtre procédera à une longue prière de bénédiction. «Selon la situation pastorale du couple et de la paroisse, une célébration sera mieux adaptée que l’autre», écrit la commission dans son rapport.

Dans le cadre de la nomination des prêtres, cette Eglise continuera à ne pas interroger les candidats sur leur orientation sexuelle. «Cela n’est pas un critère décisif», indique le rapport.

Finances: augmentation de la contribution

Autre point à l’ordre du jour: la diminution des recettes et l’augmentation des frais pose des problèmes importants. Le Synode a décidé finalement d’augmenter la contribution centrale de 4,5 %. «D’autres mesures seront prises après avoir éclairci où des économies sont possibles».

Dans son rapport sur la vie de l’Eglise, l’évêque Fritz-René Müller a encouragé l’assemblée à élargir son regard au-delà des limites de leurs paroisses et de tenir compte des besoins du diocèse dans les décisions à prendre. Cela permettra à l’Eglise de rester vivante. Il a rappelé qu’un tiers des prêtres actifs prendra sa retraite dans les dix prochaines années et qu’il appartenait «à de l’Eglise tout entière de réfléchir comment la relève pourrait être assurée».

Dans ce contexte, a-t-il dit, il convient de réfléchir sur une formation plus courte pour des personnes intéressées à une profession ecclésiale disposant déjà d’une formation et d’une expérience professionnelle. Les délégués on enfin évoqué la fête qui sera célébrée pour marquer le 75e anniversaire de l’intercommunion ecclésiale entre les Eglises vieilles-catholiques et les Eglises anglicanes. (apic/ag/pr)

11 juin 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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