Le Parlement de l’UE encourage l’instrumentalisation d’embryons

Bruxelles: Les épiscopats européens dénoncent la destruction d’embryons humains

Bruxelles, 16 juin 2006 (Apic) La Commission des Episcopats de la Communauté Européenne (COMECE) se dit «consternée que le Parlement européen encourage l’instrumentalisation et la destruction d’embryons humains». Elle dénonce dans un communiqué daté du 15 juin le financement communautaire de la recherche sur des embryons humains et des cellules souches embryonnaires humaines.

Le 15 juin 2006, le Parlement européen a accepté en première lecture, et à une courte majorité, la proposition relative au 7e Programme-cadre de Recherche. Ce projet accorde un financement de l’UE aux activités de recherche employant des embryons humains et des cellules souches embryonnaires humaines.

Mgr Noël Treanor, secrétaire général de la COMECE, rappelle que pour les épiscopats européens, ce type de recherche soulève des problèmes éthiques et anthropologiques fondamentaux. Les évêques dénoncent «l’instrumentalisation de la vie humaine et son utilisation comme matière première».

«Scientifiquement, souligne la COMECE; il n’existe aucune raison morale pour distinguer un embryon aux prémices de sa vie et un embryon après son implantation dans l’utérus ou après 14 jours. La dignité humaine ne dépend pas – et ne doit pas être rendue dépendante – des décisions d’autres personnes. Toute vie humaine commence à sa conception et nécessite une protection particulière quand elle est créée en dehors du corps de la femme». Les évêques de l’UE sont donc d’avis que «la production d’embryons humains à des seules fins de recherche ne peut prétendre à un financement par l’UE, conformément à la Convention sur les Droits de l’Homme et la Biomédecine d’Oviedo». (apic/com/bb)

16 juin 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
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