Election de Didier Robillard, vice-président, et soucis financiers

Moscou: Assemblée Générale de l’Union Catholique Internationale de la Presse (UCIP)

Jacques Berset, agence Apic

Moscou, 25 juin 2006 (Apic) L’assemblée générale de l’Union Catholique Internationale de la Presse (UCIP), réunie pour la première fois de son histoire à Moscou, a élu samedi 24 juin à la vice-présidence de l’UCIP le Français Didier Robillard, de Paris. Directeur du département Culture et Religion de Bayard Presse, il est président de la région Europe de l’UCIP.

L’UCIP, présidée par le professeur de communication brésilien Ismar de Oliveira Soares, tiendra son prochain congrès mondial à l’Université anglicane Bishop’s de Lennoxville, à Sherbrooke, au Québec, du 3 au 10 juin 2007. Le thème choisi à Moscou s’intitule: ’Médias et religion: un risque ou une chance’’ et portera sur l’impact des médias modernes sur l’expérience religieuse et la conscience sociale. Le projet a été présenté aux membres de l’UCIP par Gaëtane Larose, responsable des communications diocèse de Sherbrooke et responsable de l’Association canadienne des périodiques catholiques (ACPC) et le Père jésuite Pierre Bélanger, de Montréal, réalisateur et consultant en production audiovisuelle.

Les congressistes assisteront notamment, grâce à des orateurs de qualité, à une analyse de la société québécoise en quête de sens, après avoir été pendant des générations une société catholique qui s’est effondrée dès les années 60 dans le sillage de la ’Révolution tranquille’.

Soucis financiers récurrents

L’UCIP, face à des soucis financiers récurrents ’ les membres qui paient leur cotisation statutaire sont une toute petite minorité des 8’000 personnes qui déclarent un intérêt pour l’association au plan mondial ’ craint pour son avenir. Malgré un solde positif de quelque 53’000 francs au 31 décembre 2005, l’Union dispose de réserves insuffisantes pour garantir les activités normales de l’association, a relevé le trésorier Jean-Marie Scheerlinck. Plus de 80% des ressources de l’association proviennent d’Europe, soit par des cotisations, soit par des subventions d’oeuvres d’entraide et d’instituts.

Il a cependant admis qu’une cotisation linéaire de 100 Euros était certainement trop élevée pour des membres venant de certaines régions du tiers-monde et qu’il fallait trouver une solution différenciée. D’autre part, les agences qui donnent des subsides financent davantage les programmes de l’UCIP, voire ses publications, que les frais de fonctionnement du secrétariat général à Genève, ce qui pourrait encore avoir pour effet une diminution du taux d’activité du secrétariat général, déjà réduit ces dernières années. Pour le moment, l’idée de la Fondation ’ qui aurait dû disposer de deux millions de francs pour pouvoir financer avec ses intérêts les programmes de formation ’ n’a été que partiellement réalisée, car le capital n’est que de 152’000 francs.

La solution du ’fund-raising’ lancée par les Etats-Unis s’est également révélée illusoire pour procurer des ressources régulières à l’UCIP. Pour le moment, la seule solution semble être la diminution des frais de secrétariat, la facturation des prestations fournies et l’envoi du journal uniquement par courriel, dans l’espoir que les actuels donateurs institutionnels continuent de soutenir le travail de cet instrument très utile aux communicateurs chrétiens.

(apic/be)

25 juin 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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